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Protection de la ville d’Annaba contre les inondations : Le barrage écrêteur de Bouhdid sera livré en avril

Devant être réceptionné en mars 2026, l’ouvrage, bien qu’étant à 85 % d’avancement des travaux, ne sera pas livrable avant deux mois, soit en avril.

Le barrage écrêteur d’Oued Bouhdid, projet stratégique destiné à protéger Annaba des inondations, sera finalement réceptionné en avril 2026, avec un mois de retard sur le calendrier initial, selon les annonces faites lors de la quatrième session de l’Assemblée populaire de wilaya (APW). Inscrit en 2019, le projet du barrage écrêteur d’Oued Bouhdid continue d’accumuler les retards et les reports des dates de livraison. En effet, prévu pour être réceptionné en mars 2026, l’ouvrage, bien qu’étant à 85 % d’avancement des travaux, ne sera pas livrable avant deux mois, soit en avril de la même année.  Alors que sa réception avait été annoncée en grande pompe pour la seconde quinzaine de mars, le projet a une fois de plus fait l’objet d’un énième report de sa date de livraison. C’est ce qui a été annoncé lors de la quatrième session de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) d’Annaba, tenue la semaine dernière. Cette session exceptionnelle a duré quatre jours d’affilée en raison de l’importance des dossiers traités, dont celui de l’urbanisme, de la construction et de l’habitat.

Le premier responsable de ce secteur à Annaba a, lors de son intervention, souligné que les travaux en cours font l’objet d’un suivi rigoureux et régulier des services compétents pour accélérer la cadence de réalisation et assurer le respect des critères techniques. A priori, ce projet réalisé en coordination avec le secteur de l’hydraulique vaut bien un autre petit retard pour sa réception, si l’on tient compte des moyens humains et logistiques mobilisés pour sa concrétisation. Des efforts ont été déployés afin de créer un ouvrage répondant aux normes retenues dans le cahier des charges. Car, faut-il le souligner, l’emplacement du barrage dans cette zone ouest de la ville d’Annaba n’est pas fortuit. Ce barrage écrêteur de Bouhdid est un projet crucial pour protéger Annaba contre les inondations. Son impact sera de réduire le débit des eaux des monts Edough de 160 à 10 m³/s. Au-delà, il est utile de noter que ce projet est l’un des importants projets structurants en cours de réalisation par des moyens et des compétences nationales, ce qui rend légitime ce retard d’un mois. Car, au final, les entreprises nationales chargées de la réalisation de cet ouvrage ne veulent rien laisser au hasard pouvant être à l’origine d’éventuelles réserves ou remarques. Surtout, faut-il souligner une fois de plus, ce projet inscrit en 2019, dont les travaux ont été lancés en juin 2020, a fait l’objet de dizaines de visites et d’inspections tant par les ministères de tutelle que par les walis qui se sont succédé à la wilaya d’Annaba. Les mots d’ordre « accélérer le rythme des travaux », « renforcer le chantier en moyens humains et logistiques » et, surtout, « respecter les normes de qualité » ont été martelés. Des instructions qui, la plupart du temps, stimulent quelque peu la volonté des équipes qui ont dû faire face à de multiples contraintes occasionnant un retard de plus de cinq ans. Rappelons qu’un délai de 24 mois avait été fixé pour la réalisation et la réception de ce projet, dont la capacité théorique de rétention est de 750 000 m³. À terme, cet ouvrage recevra les eaux pluviales provenant des monts Edough et des cours d’eau de l’ouest de la ville pour les diriger vers Oued Boudjemaâ de la commune d’El Bouni, puis vers la mer. Un investissement financier de 6 milliards de DA a été alloué à cet ouvrage structurel qui doit sécuriser la ville. Puisque, outre le contrôle du débit des eaux et leur réduction de 160 m³/s à 10 m³/s de sorte à protéger la ville d’Annaba et les cités voisines contre les risques d’inondations, ce projet va générer 600 postes d’emploi, dont 120 permanents. Ainsi, la mise en service du barrage d’Oued Bouhdid, prévue pour le mois d’avril prochain, contribuera à renforcer la sécurité des populations et à améliorer leur cadre de vie, en conformité avec la stratégie de l’État axée sur le renforcement des infrastructures de base et la prévention des catastrophes naturelles.

Sofia Chahine

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