CAN 2026 (préparation) : Les Vertes dominent largement en Egypte
Victorieuse 3-2 au Caire lundi soir, après un premier succès 3-0 samedi, la sélection algérienne féminine de football a conclu sa double confrontation amicale face à l’Égypte avec un bilan parfait, confirmant sa montée en puissance à quelques semaines de la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations. Deux matchs, deux victoires, six buts marqués, deux concédés. La sélection algérienne féminine repart du Caire avec le plein de confiance. Après un premier succès sans appel face à l’Égypte samedi (3-0), les « Vertes » ont récidivé lundi soir au Centre de regroupement des équipes nationales égyptiennes, s’imposant cette fois sur le score de 3-2 dans une rencontre plus accrochée, où il leur a fallu puiser dans leurs ressources pour renverser une équipe locale qui avait pourtant pris les devants en seconde période. Ces deux joutes amicales s’inscrivent dans le programme de préparation orchestré par le sélectionneur national Farid Benstiti en vue de la phase finale de la CAN féminine 2026. Le scénario du match de lundi a été loin d’être un long fleuve tranquille. L’Algérie avait pourtant bien entamé la rencontre, ouvrant le score par Mélinne D’Oria à la 33e minute. Mais l’Égypte, portée par son public et soucieuse de redresser la tête après la correction du week-end, a répondu dans la foulée, égalisant dès la 37e minute. Les deux équipes sont rentrées aux vestiaires sur un score de parité (1-1), laissant la rencontre entièrement ouverte. Le scénario s’est encore compliqué au retour des vestiaires lorsque les Égyptiennes ont pris l’avantage à la 49e minute, plaçant les Algériennes dans l’obligation de réagir.
C’est là que le caractère de cette équipe s’est révélé. Inès Boutaleb a remis les compteurs à égalité à la 61e minute, avant qu’Inès Khiri ne délivre définitivement les siennes en inscrivant le but de la victoire à la 74e minute. Un succès 3-2 mérité, conquis en territoire hostile, qui dit beaucoup sur la solidité mentale et la profondeur de l’effectif réuni par Farid Benstiti pour cette double confrontation. Le sélectionneur avait en effet convoqué un groupe de 28 joueuses, dont une grande majorité de professionnelles évoluant dans des championnats étrangers de haut niveau — France, Suisse, Angleterre, Turquie, Arabie saoudite — offrant à son équipe un niveau d’exposition compétitive rarement atteint par le passé.
L’Algérie se prépare à participer pour la septième fois de son histoire à la phase finale de la CAN féminine, et pour la deuxième fois consécutive. La précédente participation, en 2024, avait marqué les esprits : les joueuses de Benstiti avaient atteint les quarts de finale — une performance historique pour la sélection — avant de s’incliner aux tirs au but face au Ghana (0-0, 2-4 aux t.a.b.). Cet exploit avait ancré l’Algérie dans le paysage du football féminin africain et fixé un niveau d’exigence que la double victoire au Caire semble confirmer.
Car au-delà des chiffres, c’est bien une dynamique collective qui se dessine.
M.D.

