Agression sioniste : Le système de santé à Ghaza au bord de la rupture, alerte l’OMS
Le système de santé dans la bande de Ghaza, ravagée par plus de deux ans d’agression sioniste génocidaire, est au bord de la rupture, a alerté vendredi la directrice régionale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Hanan Balkhy. « Le système de santé reste extrêmement fragile », a déclaré Mme Balkhy, lors d’une conférence de presse à Genève. Les stocks de médicaments essentiels, de matériel de traumatologie et de fournitures chirurgicales sont désormais à des niveaux critiques, tandis que les pénuries de carburant continuent d’entraver le fonctionnement des hôpitaux. Selon l’OMS, 18 des 36 hôpitaux de l’enclave sont actuellement hors service. Dans ceux qui continuent de fonctionner, les réserves s’effondrent. Près de la moitié des médicaments essentiels et 66 % des consommables médicaux sont désormais totalement épuisés. Les passages de Rafah et de Karam Abu Salem par lesquels des patients pouvaient être transférés vers des hôpitaux mieux équipés, sont fermés par l’entité sioniste depuis le début des opérations. Pour les malades nécessitant une chirurgie spécialisée ou un traitement contre le cancer, la porte de sortie s’est refermée. Dans le même temps, l’accès humanitaire reste étroitement limité. « La plupart des points de passage vers Ghaza restent fermés, ce qui restreint l’acheminement de l’aide humanitaire et les évacuations médicales », a expliqué Mme Balkhy. L’électricité, elle aussi, est devenue un facteur vital. « Il est essentiel d’autoriser l’entrée de carburant à Ghaza », a insisté la responsable de l’OMS, rappelant que sans combustible pour alimenter les générateurs, les hôpitaux cessent tout simplement de fonctionner. Au-delà des blessures de guerre, d’autres menaces sanitaires persistent. La poliomyélite, que les campagnes de vaccination avaient tenté de contenir ces derniers mois, « reste une menace de santé publique », a averti la représente de l’OMS.
APS

