Monde

Ghaza assiégée : L’ONU tire la sonnette d’alarme sur le blocus meurtrier de l’occupation sioniste

L’OCHA, Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies, a lancé mardi un avertissement solennel sur la poursuite de la fermeture des points de passage autour de Ghaza. Cette mise en garde intervient dans un contexte d’aggravation continue de la situation humanitaire dans l’enclave palestinienne, où la population civile, déjà éprouvée par plus de deux années d’agression génocidaire sioniste, se retrouve une nouvelle fois délibérément privée de l’aide dont elle a besoin pour survivre. La fermeture persistante du point de passage de Zikim, maintenue par décision de l’occupation, contraint les convois humanitaires à d’interminables détours par le seul itinéraire encore toléré, le point de passage de Karam Abou Salem, transformant chaque acheminement de vivres, de médicaments et de matériel médical en une course contre la montre épuisante et coûteuse. Ce n’est pas un dysfonctionnement logistique : c’est une arme de guerre, maniée avec méthode contre des civils sans défense.

Une légère ouverture a certes été observée ces derniers jours, puisque certains travailleurs humanitaires ont pu effectuer des rotations via Karam Abou Salem pour la première fois depuis l’escalade meurtrière du 28 février. Mais cette percée infime ne saurait masquer l’ampleur du verrouillage imposé par l’entité sioniste. Les évacuations médicales restent suspendues. Les Palestiniens bloqués à l’étranger ne peuvent toujours pas rentrer sur leur terre. Le point de passage de Rafah demeure hermétiquement clos. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a résumé avec une clarté glaçante les conséquences concrètes de ce blocus : les ambulances sont désormais contraintes d’emprunter des routes plus longues et de chercher des points de passage accessibles, allongeant dangereusement les délais d’intervention. Des gens meurent pendant ce temps. Des enfants meurent pendant que l’occupant administre froidement la mort par l’asphyxie.

Un peuple martyrisé, des chiffres qui accablent les consciences

Le bilan humain de l’agression génocidaire sioniste contre Ghaza, communiqué ce mardi par les autorités sanitaires palestiniennes, atteint des proportions qui devraient paralyser les chancelleries du monde entier : 72 134 martyrs et 171 828 blessés depuis le 7 octobre 2023, en majorité des femmes et des enfants. Derrière chaque chiffre, une vie arrachée, une famille dévastée, un quartier réduit à néant. Au cours des seules dernières 24 heures, les corps de deux nouveaux martyrs ont été transférés dans les hôpitaux de Ghaza, tandis que de nombreuses autres victimes demeurent encore enfouies sous les décombres de ce qui fut des maisons, des écoles, des lieux de vie. Depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 10 octobre dernier, 649 Palestiniens supplémentaires sont tombés en martyrs, 1 730 autres ont été blessés et les corps de 756 victimes ont été récupérés. Un cessez-le-feu qui, dans les faits, ne cesse rien. Dans ce tableau de désolation, la presse palestinienne continue elle aussi de payer un tribut de sang. La journaliste Amal Mohamed Chemali, correspondante de la radio Qatar, a été tuée dans un bombardement sioniste sur les camps de réfugiés de la région de Sawarha, au centre de l’enclave. Elle est la 261e journaliste à tomber en martyr depuis le début de l’agression, selon le Bureau des médias de Ghaza. Deux cent soixante et un professionnels de l’information délibérément visés et éliminés, pour que le monde ne voie pas, pour que les images ne parviennent pas, pour que seul le récit de l’oppresseur subsiste.

La Cisjordanie occupée vit, elle aussi, sous le régime de la terreur permanente. Les forces de l’occupation sioniste multiplient les raids, les arrestations arbitraires et les bouclages. Cette semaine, des jeunes Palestiniens ont été raflés à Deir Al-Ghosoun, au nord de Tulkarem, après perquisition de leurs domiciles. À Koper, au nord-ouest de Ramallah, des citoyens ont été arrêtés et soumis à des interrogatoires sur place. Le camp de Balata, à l’est de Naplouse, a été pris d’assaut par une unité spéciale qui a encerclé les ruelles et les abords des écoles. Le coordinateur humanitaire des Nations unies, Ramiz Alakbarov, a condamné les attaques de colons sionistes contre la population palestinienne, avertissant que cette violence s’intensifie et fait peser des risques graves sur les civils, appelant l’entité sioniste à assurer leur protection et à traduire les responsables en justice. Un appel qui restera vraisemblablement lettre morte tant que l’impunité demeure la règle.

L.S.

admin

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *