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National Geographic Traveller (UK) y consacre un long reportage : Alger, pépite méditerranéenne

Alger la blanche n’aura plus à attendre dans l’ombre de ses voisines. Le prestigieux National Geographic Traveller (UK) vient de consacrer à Alger un long reportage sous le titre évocateur « Comment passer un week-end parfait à Alger », invitant ses lecteurs britanniques à redécouvrir une capitale trop longtemps absente des radars du tourisme international.

Le magazine britannique n’y va pas par quatre chemins pour décrire les charmes d’une métropole à nulle autre pareille. « Entre monuments brutalistes, vestiges romains et un littoral aux eaux turquoises méditerranéennes, Alger est une destination idéale », écrit l’auteur, qui brosse le portrait d’une ville façonnée par les siècles depuis sa fondation comme comptoir phénicien au VIe siècle avant notre ère. Civilisations puniques, romaines, ottomanes, françaises — toutes ont laissé leur empreinte sur ce qui forme aujourd’hui « une ville aux multiples styles architecturaux, agencés autour de boulevards et de ruelles à flanc de collines ». Premier arrêt incontournable du programme proposé par le journaliste : la Casbah, ce « quartier datant du Xe siècle, animé et vibrant avec ses escaliers abrupts et ruelles sinueuses », inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Le reportage y invite à explorer les étals des marchés et les ateliers d’artisans, mais aussi à pousser la porte du musée Ali la Pointe, du nom de cette « figure emblématique de la résistance » à l’occupation coloniale française. Un rappel que la mémoire algérienne est partout présente, jusqu’à la Grande Poste dont la façade néo-mauresque du début du XXe siècle abrite désormais un musée consacré à l’histoire postale du pays.

La gastronomie n’est pas oubliée. Rue Bab El Oued, le magazine recommande chaudement de déguster la rechta, ce plat primé à l’international que les Algérois consomment avec fierté. Car le reportage souligne aussi « la culture du café » caractérisant les habitants de la capitale, citant plusieurs adresses incontournables pour qui veut s’y attarder comme un local. Au-delà des murs de la ville, le National Geographic Traveller prolonge volontiers l’escapade. Le Jardin botanique du Hamma, le Musée national de Préhistoire et d’Ethnographie du Bardo, le Mémorial du Martyr ou encore le Musée national du Moudjahid — qui expose photos et objets retraçant la lutte pour l’indépendance — figurent au menu de ce parcours mémoriel et naturel. Enfin, une excursion s’impose jusqu’à Tipaza, « fondée par les Puniques comme comptoir commercial, puis conquise par les Romains », et dont les ruines témoignent encore d’une extraordinaire densité historique. Le musée de Cherchell, bâti sur les vestiges d’un palais romain, parachève ce voyage à travers les âges.

Avec cette publication, Alger rejoint le cercle des villes que le magazine britannique, référence mondiale en matière de voyage, choisit de recommander à ses lecteurs exigeants. Un coup de projecteur qui pourrait bien marquer un tournant dans la perception internationale d’une ville qui n’a jamais manqué d’atouts — il suffisait de les raconter.

Lyna Larbi

admin

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