Culture

Ouverture du Prix d’Algérie pour la récitation du Saint Coran : « L’Algérie est devenue une destination prisée des récitants »

L’Algérie s’affirme comme une référence mondiale dans l’art de la récitation coranique.

Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Youcef Belmehdi, a présidé jeudi soir à Alger  la cérémonie d’ouverture du Prix d’Algérie pour la récitation du Saint Coran, organisé sous le haut patronage du président de la République Abdelmadjid Tebboune, consacrant un peu plus le rang que le pays s’est taillé sur la scène coranique internationale. La manifestation, qui se poursuivra jusqu’à lundi prochain, regroupe deux compétitions distinctes : la 6e édition du concours national de récitation, de psalmodie et d’exégèse du Saint Coran, et la 22e édition du concours d’encouragement des jeunes récitants. Quinze candidats de moins de 25 ans s’affrontent dans la première catégorie, tandis que quinze jeunes de moins de 15 ans participent au concours d’encouragement, témoignant d’une volonté de cultiver la relève dès le plus jeune âge. La cérémonie de clôture se tiendra lors de la nuit du destin, Laylat Al-Qadr, à la Grande Mosquée d’Alger, Djamaâ El-Djazaïr.

Prenant la parole lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre Belmehdi a dressé un tableau éloquent du dynamisme coranique national. « L’Algérie est devenue une destination prisée par les récitants du Saint Coran venus du monde entier », a-t-il déclaré, mettant en avant le fait que le pays dispose de conseils Iqraa regroupant « plus de 120 éminents enseignants spécialisés dans la science des lectures coraniques ». Une expertise de haut niveau qui place l’Algérie dans le cercle restreint des nations de référence en matière d’enseignement coranique. Le ministre a également souligné que les universités algériennes « comptent des récitants maîtrisant les dix lectures du Saint Coran », soulignant ainsi l’ancrage académique d’une discipline qui ne se limite plus aux seules institutions religieuses traditionnelles. Il a salué les efforts de l’État, à travers le secteur des Affaires religieuses et des Wakfs et ses institutions, ainsi que l’accompagnement des écoles coraniques, des zaouïas et d’autres établissements « contribuant à former des récitants maîtrisant les règles de psalmodie et de récitation ». Ces structures, héritières d’une longue tradition spirituelle et pédagogique, forment le maillage dense sur lequel repose l’excellence coranique algérienne.

Cette excellence s’est traduite sur la scène internationale par des résultats probants. M. Belmehdi a rappelé que l’Algérie a décroché les premières places dans plusieurs concours internationaux de mémorisation et de récitation, des distinctions qui rejaillissent sur l’ensemble de la communauté nationale et confortent le prestige du pays dans le monde musulman. Le ministre a également tenu à saluer « l’attention particulière accordée par le président de la République à ce concours », ainsi que « son soutien à tout ce qui est à même de renforcer l’attachement du peuple algérien à son identité religieuse et nationale et au référent authentique ». Une dimension identitaire assumée, dans laquelle la maîtrise du Coran apparaît comme l’un des piliers de la cohésion nationale. En marge de la cérémonie, M. Belmehdi a annoncé que le décret relatif au Prix d’Algérie pour la biographie du prophète — la Sira Nabaouia — sera publié « prochainement », ouvrant la voie à une nouvelle compétition nationale destinée à approfondir la connaissance de l’histoire prophétique. Une annonce qui prolonge la dynamique engagée et confirme que la valorisation du patrimoine religieux algérien reste une priorité durable pour les pouvoirs publics.

Mohand S.

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