Recherche sur l’eau et l’alimentation : L’Algérie contribue avec 6 millions d’euros au programme PRIMA
L’Algérie et l’Union européenne ont conclu mercredi les négociations portant sur la participation algérienne au programme PRIMA — Partnership for Research and Innovation in the Mediterranean Area — pour la période 2025-2027. L’accord a été paraphé en ligne par Abderrahmane Yousfate, directeur de la coopération au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et Nienke Buisman, cheffe de l’unité Coopération internationale à la Commission européenne. Au titre de cet engagement, Alger prévoit de contribuer à hauteur de 6 millions d’euros, soit environ 6,5 millions de dollars, au programme qui fédère dix-neuf pays autour d’une ambition commune : concevoir des réponses scientifiques aux défis environnementaux et alimentaires propres à la région méditerranéenne. Les projets financés couvrent l’agriculture durable, la gestion intégrée des ressources en eau, la sécurité alimentaire et ce que les spécialistes désignent sous le terme de « nexus eau-énergie-alimentation-écosystèmes ». La Commission européenne a souligné, à l’occasion de la signature, « la priorité commune accordée par les deux parties au développement durable et à la prospérité grâce à la science et à l’innovation », ainsi que « l’importance stratégique de l’initiative pour relever les défis mondiaux, en particulier dans les domaines de l’eau et de la sécurité alimentaire ».
Cet accord n’est pas une première. L’Algérie a rejoint PRIMA dès 2018 et s’est depuis imposée comme l’un des membres les plus actifs du partenariat : elle a pris part à 99 des 269 projets financés à ce jour, pour un financement cumulé de 12,4 millions d’euros, dont 7,3 millions apportés par Alger et 5,1 millions par l’Union européenne. Deux projets sont actuellement coordonnés par des organismes algériens. La participation des universités, centres de recherche, ONG et entreprises du pays aux futurs appels à projets sera maintenue et élargie grâce au cofinancement européen adossé au programme-cadre Horizon Europe.
En consolidant son ancrage dans PRIMA, l’Algérie affiche une volonté claire d’inscrire sa recherche scientifique dans un cadre multilatéral, au moment où la pression sur les ressources hydriques et la résilience des systèmes agricoles s’intensifie sur l’ensemble du pourtour méditerranéen. Les deux parties doivent désormais finaliser les démarches administratives nécessaires à l’entrée en vigueur de l’accord, avant le lancement effectif des projets.
R.N.

