Culture

Convention de partenariat entre l’université de Constantine et le musée de Sétif : Renforcer la formation en archéologie et en histoire

Une passerelle inédite vient d’être jetée entre le monde académique et le patrimoine archéologique algérien. L’université Abdelhamid-Mehri de Constantine (Constantine 2) et le musée public national de Sétif ont signé, samedi, une convention de partenariat destinée à rapprocher la formation universitaire du terrain culturel et scientifique, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour les étudiants en sciences humaines et sociales.

L’accord s’inscrit dans une dynamique plus large de décloisonnement des institutions du savoir. Salah Ouili, vice-recteur chargé des relations extérieures de l’université Constantine 2, a tenu à en préciser la philosophie : il s’agit, selon lui, de « consolider les liens entre l’université et les institutions culturelles et scientifiques » en construisant un « pont de coopération sur le terrain au profit des étudiants ». Au cœur du dispositif, le musée de Sétif jouera un rôle central. Il mettra à la disposition des étudiants un espace de travail et de formation pratique, leur permettant de compléter leur cursus théorique par une immersion directe dans le quotidien d’un établissement patrimonial de premier plan. Pour les filières d’archéologie, d’histoire ou d’anthropologie, ce type d’ancrage dans le réel représente une opportunité rare : celle de confronter les apprentissages de l’amphithéâtre aux objets, aux collections, aux méthodes et aux contraintes de la conservation et de la recherche appliquée. La convention prévoit également un accompagnement des étudiants dans la conduite de leurs travaux de fin d’études, stages et projets scientifiques. En intégrant le musée comme terrain d’investigation légitime et encadré, les deux institutions cherchent à stimuler une recherche scientifique appliquée qui manque trop souvent de débouchés institutionnels. L’archéologie algérienne, riche d’un sous-sol parmi les plus généreux du bassin méditerranéen, et l’anthropologie d’une société aux multiples strates historiques, constituent des champs d’investigation où le lien université-musée peut se révéler particulièrement fécond.

Ce partenariat entre Constantine et Sétif n’est pas anodin. Les deux villes incarnent deux pôles majeurs de la mémoire et du savoir dans l’Est algérien. Sétif, ancienne Sitifis romaine, abrite l’un des musées les mieux dotés du pays en matière d’antiquités, tandis que Constantine concentre une tradition universitaire solide dans les sciences humaines.

Mohand S.

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