Liban : Le système de santé s’effondre sous les bombes sionistes
Le Liban s’enfonce dans une nouvelle spirale de violence. Depuis le 2 mars 2026, les frappes israéliennes se sont intensifiées à travers le pays, pulvérisant de fait ce qui restait du soi-disant cessez-le-feu pourtant en vigueur depuis fin novembre 2024. Dans ce contexte de destruction méthodique, ce sont désormais les structures sanitaires qui paient un lourd tribut. L’UNRWA, l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine, a annoncé dimanche soir la fermeture de douze de ses dispensaires au Liban, victimes directes d’une offensive qui a déjà fait au moins 850 morts, dont 107 enfants, et plus de 830 000 déplacés selon les autorités sanitaires libanaises. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, l’agence onusienne a confirmé que « 12 de nos cliniques au Liban sont fermées en raison de la guerre », précisant que « 14 structures restent opérationnelles » sur le territoire. Un équilibre précaire, maintenu au prix d’efforts considérables dans un environnement de plus en plus hostile. Entre le début de l’escalade et le 10 mars, l’UNRWA avait néanmoins réussi à dispenser « 14 562 consultations médicales, dont 1 439 pour les personnes déplacées dans ses dispensaires de campagne et 99 pour celles accueillies au centre de Sabiline ». Sur le terrain, l’intensité des frappes ne faiblit pas. La banlieue sud de Beyrouth a été de nouveau bombardée dimanche soir, une forte explosion ayant été entendue dans la capitale. Plusieurs immeubles ont été réduits en ruines et des rues jonchées de gravats dans ce quartier dont la majorité des habitants ont depuis longtemps fui. Selon un haut officier du Commandement Nord de l’armée d’occupation israélienne, cité par le quotidien Yedioth Ahronoth lors d’une réunion avec des réservistes, les agressions contre le Liban pourraient se poursuivre jusqu’au 26 mai. La confirmation d’une offensive terrestre est venue du ministre israélien de la Défense Israel Katz lui-même, qui a annoncé lundi matin que l’armée avait « commencé une offensive terrestre au Liban ». Les forces d’occupation israéliennes opèrent actuellement entre sept et neuf kilomètres à l’intérieur du territoire libanais, et la zone sous leur contrôle est susceptible de s’étendre. La communauté internationale commence à hausser le ton. La ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles, dont le pays déploie quelque 670 soldats au sein de la FINUL, a publiquement demandé aux Nations Unies « d’exiger qu’Israël mette fin à ses attaques au Liban » et que « la mission de maintien de la paix soit garantie ». Elle a révélé que l’entité sioniste mène « entre 60 et 70 tirs d’artillerie et frappes aériennes par jour contre le Liban », et que les soldats espagnols « passent de longues heures dans des abris », dans une situation qu’elle a qualifiée d’inquiétante.
R.I.

