Culture

Tizi-Ouzou : Le Musée du Moudjahid célèbre les héros de mars

Le Musée régional du Moudjahid de Tizi-Ouzou déploie depuis début mars un vaste programme mémoriel consacré aux martyrs tombés durant le mois de mars lors de la Guerre de libération nationale. Jusqu’en avril prochain, expositions itinérantes, projections de documentaires et cérémonies d’hommage se succèdent pour rappeler le sacrifice des combattants de l’indépendance algérienne. Quinze figures emblématiques de la Révolution sont mises à l’honneur à travers diverses institutions et organismes partenaires de la wilaya. Parmi elles, des noms inscrits dans la mémoire collective nationale : Larbi Ben M’hidi, Mustapha Ben Boulaid, le Colonel Amirouche Ait Hamouda ou encore Ahmed Ben Abderrazak Hamouda, dit Si El Houas. Le programme inclut également Djoudi Abderrahmane, Heliche Hocine, Ousmail Kaci, Ali Melah, Guemraoui Oubaïa, Djouadi Abderrahmane, Daguine Benali, Chenane Mokrane, Sidi Maamar Hocine et Maabout Ahcene. Au-delà des portraits individuels, deux batailles majeures qui se sont déroulées dans la wilaya III historique sont commémorées. La bataille de Tachtiouine à Ait Yahia Moussa, le 5 mars 1959, et celle d’Izemourene à Ait Khlili, les 22 et 23 mars 1957, témoignent de l’intensité des combats menés dans la région de Kabylie. Ces affrontements, peu connus du grand public, constituent des jalons essentiels de l’histoire révolutionnaire locale.

L’établissement muséal prévoit également de célébrer le 64e anniversaire de la fête de la Victoire du 19 mars 1962, date du cessez-le-feu marquant la fin de la guerre. Des rencontres spéciales rendront hommage au moudjahid Kadi Mohamed, au Colonel Amirouche et à l’écrivain Mouloud Feraoun, assassiné quelques jours avant l’indépendance. Pour toucher un public élargi, le musée multiplie les initiatives : distribution de dépliants biographiques, circuits d’expositions dans différentes structures de la wilaya et projections documentaires. « Il s’agira de rappeler aux générations futures le sacrifice de ces héros et à quel prix l’indépendance nationale a été arrachée », a expliqué Chabane Hamcha, directeur de l’établissement. Ce dernier insiste sur une dimension supplémentaire : « laisser des témoignages pour les chercheurs afin d’écrire avec des plumes algériennes la vraie histoire de la Guerre de libération nationale ». Cette programmation culturelle s’inscrit dans une démarche de transmission mémorielle qui vise, selon les organisateurs, à honorer ceux qui ont, selon la formule consacrée, « irrigué l’Algérie de leur sang pour que fleurisse l’indépendance ».

R.C.

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