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Pour affiner les prévisions et renforcer l’alerte précoce : L’ONM vise 300 stations météo 

À l’occasion de la Journée mondiale de la météorologie, célébrée chaque 23 mars, l’Office national de la météorologie (ONM) a dressé un état des lieux de ses capacités opérationnelles et tracé les contours de ses ambitions pour les années à venir. Invité à s’exprimer sur la Chaîne I de la Radio nationale, Boualem Sayeh, chargé de la formation technique à l’ONM, a détaillé le rôle central que joue l’institution dans la protection des personnes et des biens face aux aléas climatiques. L’ONM dispose aujourd’hui d’un réseau de surveillance atmosphérique composé d’environ 150 stations de surface, complété par cinq stations d’émission de ballons-sondes vers la haute atmosphère, ainsi que par des stations côtières dédiées à la mesure de la hauteur des vagues. Un dispositif conséquent, mais que l’institution entend considérablement élargir. « Nous travaillons à étendre ce réseau pour atteindre à terme 300 stations, combinant automatisation et présence humaine », a indiqué Boualem Sayeh, soulignant que cette extension permettrait d’« améliorer significativement la précision des prévisions météorologiques ». L’Algérie est par ailleurs tenue de maintenir un seuil minimal de 35 stations opérationnelles dans le cadre du développement de son système d’alerte précoce, un engagement international qu’elle honore et qu’elle entend dépasser. L’un des outils les plus visibles du dispositif de vigilance reste la carte codée par couleurs — vert, jaune, orange, rouge — que le grand public consulte désormais régulièrement lors des épisodes météorologiques sensibles. Introduite en 1917 et profondément rénovée en 2024, cette carte a vu sa fenêtre de prévision passer de 24 à 48 heures. « Cette évolution contribue à une meilleure prise de décision, en s’appuyant sur des bulletins météorologiques quotidiens adaptés à la situation », a précisé le responsable. Un gain non négligeable pour les autorités locales et les services de sécurité civile appelés à anticiper et à gérer les situations d’urgence. L’ONM ne se cantonne pas aux seules prévisions destinées au grand public. L’institution assure également un service météorologique spécialisé auprès de plusieurs secteurs stratégiques. Dans le domaine de l’aviation, elle fournit des prévisions en temps réel pour une trentaine de neuf aéroports à travers le pays, ainsi que des données météorologiques le long des couloirs aériens. Le secteur maritime bénéficie aussi de ses services, tout comme un nombre croissant d’entreprises économiques qui intègrent les données climatiques dans leur gestion opérationnelle.

Interrogé sur les changements climatiques observés en Algérie, Boualem Sayeh a mis en avant les efforts continus de l’ONM pour affiner ses modèles de prévision, avec des études annuelles dont les résultats pour 2025-2026 sont encore en cours de finalisation. Il a insisté sur l’importance de la météorologie dans le suivi des mouvements nuageux et des masses d’air, ainsi que dans la localisation précise des zones d’activité orageuse et cyclonique. « Ces avancées ont permis de rendre les prévisions météorologiques plus précises, tant dans l’espace que dans le temps », a-t-il conclu, esquissant le portrait d’une institution en pleine montée en puissance technologique.

Chokri Hafed

admin

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