Solidarité nationale : Un programme de soutien aux associations sociales pour 2026
Le Gouvernement engage un nouveau cycle d’appui au tissu associatif.
Le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme a annoncé, mercredi, le lancement d’un programme de financement destiné aux associations nationales et locales à caractère social et humanitaire pour l’exercice 2026. Les organisations éligibles disposent de trente jours ouvrables pour déposer leurs dossiers sur une plateforme numérique dédiée, une première qui témoigne d’une volonté de rationaliser et de moderniser les procédures de subvention publique.
L’annonce s’inscrit dans un contexte de redynamisation du mouvement associatif en Algérie, secteur longtemps perçu comme sous-financé malgré son rôle central dans la prise en charge des franges vulnérables de la population. Dans un communiqué publié mercredi, le ministère précise que ce programme vise à concrétiser « les orientations des hautes autorités du pays, à leur tête le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune », quant à « l’importance d’accompagner la société civile et d’activer les activités du mouvement associatif et de renforcer le soutien à ses projets ». Le texte officiel insiste sur la nécessité d’« associer les organisations à caractère social et humanitaire à la dynamique économique et sociale » du pays, une formulation qui traduit une ambition de faire du tiers secteur un levier de développement à part entière, au-delà de la seule assistance ponctuelle.
Les axes prioritaires retenus couvrent un spectre large des besoins sociaux non ou insuffisamment couverts. Le communiqué cite notamment « le soutien aux centres de prise en charge des personnes aux besoins spécifiques et leur promotion », les « projets d’aide par le travail, les ateliers protégés et les fermes pédagogiques pour les personnes aux besoins spécifiques », ainsi que « la promotion de la femme et son intégration économique et sociale ». L’enfance en situation difficile, les adolescents et les jeunes marginalisés figurent également parmi les publics cibles, aux côtés des personnes âgées et des femmes en situation de précarité pour lesquelles le programme entend soutenir des structures d’hébergement et d’accompagnement à domicile. Le texte mentionne aussi « la promotion des initiatives créatives, artistiques et récréatives au profit des catégories vulnérables de la société », un volet culturel qui élargit sensiblement la conception traditionnelle de l’action solidaire.
L’enjeu de ce programme dépasse la simple distribution de subventions. En conditionnant l’octroi de l’aide à la soumission de projets structurés, en phase avec les axes programmatiques du secteur, le ministère entend rompre avec une culture d’attribution parfois perçue comme opaque ou discrétionnaire. Le recours à une plateforme en ligne — accessible à l’adresse solidarite-association.dz — procède de la même logique de transparence et de traçabilité. La durée d’ouverture fixée à trente jours ouvrables impose par ailleurs aux associations un calendrier contraint, qui suppose une capacité administrative minimale pour constituer un dossier conforme.
Malik Meziane

