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Classement mondial QS par discipline : L’USTHB et l’université Djillali-Liabès font une percée 

Pour la première fois de leur histoire, deux universités algériennes figurent dans le prestigieux classement QS par disciplines, parmi les 450 meilleures institutions mondiales dans des spécialités stratégiques. Une percée saluée personnellement par le Président Tebboune, qui y voit le signe d’une dynamique appelée à se poursuivre. L’événement mérite d’être mesuré à sa juste dimension. Jamais auparavant une université algérienne n’avait figuré dans le classement mondial QS par disciplines, référence internationale incontournable dans l’évaluation de l’excellence académique. C’est désormais chose faite, et doublement : l’Université des Sciences et de la Technologie Houari-Boumediene d’Alger et l’Université Djillali-Liabès de Sidi Bel Abbès ont toutes deux intégré ce palmarès exigeant, se hissant parmi les 450 meilleures institutions au monde dans plusieurs spécialités à forte valeur stratégique. Sur son compte sur les réseaux sociaux, le président de la République Abdelmadjid Tebboune a tenu à féliciter personnellement les acteurs de cette réussite collective : « Je félicite les étudiants et enseignants de l’Université des Sciences et de la Technologie Houari-Boumediene d’Alger et de l’Université Djillali-Liabès de Sidi Bel Abbès pour leur entrée, pour la première fois, dans le classement mondial QS, parmi les 450 meilleures universités au monde, dans des spécialités comme l’aéronautique, le génie mécanique, l’informatique et le pétrole. À d’autres succès. »

Les disciplines concernées ne sont pas anodines. Elles correspondent aux secteurs prioritaires de l’économie nationale et aux filières d’avenir que l’Algérie entend développer. L’USTHB s’est particulièrement illustrée en ingénierie pétrolière, où elle décroche la première place au Maghreb avec un positionnement mondial entre la 101e et la 150e place. L’établissement domine également la région nord-africaine en génie électrique et électronique, classé entre la 401e et la 450e position mondiale, ainsi qu’en informatique et systèmes d’information. De son côté, l’Université Djillali-Liabès s’est distinguée en génie mécanique, aéronautique et fabrication, avec un classement mondial entre la 401e et la 450e place et la première position au niveau maghrébin dans cette spécialité. Le classement QS par disciplines évalue les universités selon des critères rigoureux : réputation académique, attractivité auprès des employeurs, citations de travaux de recherche et indice H mesurant l’impact des publications scientifiques. Figurer dans ce palmarès n’est donc pas le fruit d’une communication institutionnelle bien menée, mais le résultat concret d’années de travail scientifique sérieux, de publications reconnues par la communauté internationale et d’une montée en gamme progressive de la recherche algérienne.

Cette consécration s’inscrit dans une trajectoire plus large. Le classement Times Higher Education 2026, publié en octobre dernier, avait déjà consacré l’Algérie comme première puissance universitaire du Maghreb et deuxième nation africaine en matière d’enseignement supérieur, avec 28 universités classées contre une seule en 2017. L’entrée dans le QS représente une étape supplémentaire, plus sélective encore, dans cette progression régulière vers les standards internationaux d’excellence. Pour les deux établissements distingués, l’enjeu est désormais de confirmer et d’élargir cette reconnaissance lors des prochaines éditions, en augmentant le nombre de disciplines classées et en améliorant encore leurs positions dans celles déjà répertoriées. Une dynamique qui, si elle se poursuit, pourrait entraîner dans son sillage d’autres universités algériennes vers une visibilité mondiale.

Malik Meziane

admin

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