Réorganisation administrative de la wilaya d’Alger : Relancer les plans de développement de la Capitale
Le ministre-wali d’Alger a présidé deux événements qui dessinent les contours d’une gouvernance locale remodelée : une passation de pouvoirs entre walis délégués consacrant la nouvelle carte administrative de la capitale, et un conseil exécutif centré sur les chantiers du développement urbain.
Mohamed Abdenour Rabehi, ministre et wali d’Alger, a présidé mercredi une cérémonie solennelle de passation de pouvoirs entre walis délégués, acte fondateur d’une réorganisation territoriale décidée au plus haut niveau de l’État. Le décret présidentiel 26-112, signé le 8 mars 2026, fixait le cadre légal de cette refonte. Sa traduction concrète, elle, s’est opérée mercredi, en présence des présidents des assemblées populaires communales directement concernées par les nouveaux découpages. La réorganisation touche trois circonscriptions administratives : Dar El Beïda, Rouiba et El Harrach. Dans le détail, les communes d’Aïn Taya et El Marsa, jusqu’ici rattachées à Dar El Beïda, basculent désormais dans le giron de Rouiba. La commune de Mohammadia, elle, rejoint la circonscription d’El Harrach. Ce redécoupage n’est pas anodin : il traduit une volonté affirmée des pouvoirs publics de rationaliser la carte administrative de la capitale, dont la densité urbaine et démographique impose une gouvernance de proximité. Selon le communiqué officiel des services de la wilaya, cette décision vise à « améliorer l’efficacité de la gestion administrative, rapprocher l’administration du citoyen et améliorer la qualité du service public ».
213 kilomètres de routes à réhabiliter avant l’été
La journée de Rabehi ne s’est pas arrêtée là. Le soir même, le ministre-wali a réuni le conseil exécutif de la wilaya autour d’un ordre du jour dense, dominé par le suivi des projets de développement local. Premier dossier à l’examen : l’état des voiries. Les fortes pluies qui se sont abattues sur Alger cette année ont laissé des traces profondes sur le réseau routier communal et de wilaya. Pour y faire face, 135 opérations de réhabilitation ont été inscrites, portant sur un linéaire total de 213 kilomètres, pour une enveloppe financière de 5,5 milliards de dinars. Les services de la Direction des travaux publics et l’établissement Asrout — chargé de la maintenance des réseaux routiers et d’assainissement — ont reçu instruction de lancer les travaux dès la deuxième quinzaine d’avril, avec obligation d’en informer les riverains et d’assurer une signalisation de chantier conforme.
Rabehi a été sans ambiguïté sur les délais : les travaux devront être achevés avant la saison estivale. Il a également exigé une « qualité de réalisation optimale et un suivi rigoureux », selon le communiqué, signifiant ainsi que la réhabilitation des routes d’Alger n’est pas seulement une question technique, mais un engagement vis-à-vis du citoyen. Au-delà de la voirie, le conseil exécutif a passé en revue les projets de développement local à l’échelle de l’ensemble des communes : construction et extension d’établissements scolaires, réalisation de cantines, aménagement de routes secondaires, rénovation des réseaux divers. Sur ce terrain, le ministre a insisté sur la nécessité de « régulariser la situation financière des différents projets et de lever les entraves administratives », pointant du doigt les blocages bureaucratiques qui ralentissent encore trop souvent la concrétisation des engagements de l’État.
Les examens de fin d’année déjà dans le viseur
Enfin, un troisième volet, en apparence plus conjoncturel mais demeurant sensible, a occupé les esprits lors de ce conseil : les préparatifs des examens de fin d’année scolaire 2025-2026. Dans une wilaya qui concentre un nombre considérable de candidats au Brevet d’enseignement moyen et au Baccalauréat, la logistique des examens relève du défi organisationnel. Des visites d’inspection des centres d’examen pressentis ont été décidées afin de vérifier leur fonctionnalité. La coordination entre secteurs a été jugée impérative pour boucler les dispositions logistiques : transport des candidats, sécurisation des centres, approvisionnement en énergie.
Chokri Hafed

