Économie

Stellantis Algérie : Des pièces détachées « Fiat » fabriquées en Algérie exportées vers le Cameroun

Stellantis Algérie s’apprête à exporter vers le Cameroun les premières pièces de rechange « Fiat » fabriquées sur le sol algérien et homologuées par le constructeur. L’annonce a été faite jeudi en marge de la 19e édition du Salon international Equip Auto Algeria, organisé du 30 mars au 2 avril au Palais des expositions des Pins maritimes d’Alger sous le slogan « Made in Algeria ». C’est le directeur de l’export pour l’Algérie au sein de Stellantis, Pietro Rauseo, qui a confirmé l’information. Les premières cargaisons seront, selon lui, « exportées dans les prochaines semaines vers le Cameroun ». Il a souligné que cette opération illustre « la solidité des bases mises en place pour exporter des pièces de rechange Fiat produites en Algérie ». Cette annonce intervient moins de deux ans et demi après le lancement, fin 2023, de l’usine Fiat de Tafraoui, dans la wilaya d’Oran. Depuis son ouverture, le site a noué des contrats d’approvisionnement avec plusieurs fournisseurs locaux de pièces de rechange, dont 13 dédiés aux services après-vente. C’est sur cette base industrielle que repose désormais la capacité d’exportation du groupe. M. Rauseo a précisé que les premières cargaisons de pièces de rechange produites en Algérie et homologuées par Fiat seront « exportées dans les prochaines semaines vers le Cameroun ». Il a souligné que cette opération illustre « la solidité des bases mises en place pour exporter des pièces de rechange FIAT produites en Algérie ».

La montée en cadence du site de Tafraoui a été rapide. Raoui Beji, PDG de Fiat Algérie et de Stellantis El Djazaïr, indiquit il y a quelques jours « plus de 80 000 véhicules ont été produits depuis le lancement de l’usine et plus de 5 000 emplois directs et indirects ont été créés ». Le groupe vise 90 000 véhicules produits pour l’année 2026, contre 18 000 en 2024. Trois modèles Fiat y sont actuellement assemblés : le Doblo utilitaire, le Doblo Panorama et la Grande Panda, dont la commercialisation est imminente. Cette dernière est le premier modèle produit en mode CKD en Algérie, intégrant les étapes de soudure, peinture et assemblage. Le groupe affiche également des ambitions en matière d’intégration locale. Raoui Beji a évoqué « l’intégration complète de la chaîne de valeur, avec l’emboutissage prévu en 2026 avec un fournisseur local algérien », et un taux d’intégration locale supérieur à 30 % d’ici la fin de l’année. C’est dans ce contexte que s’inscrit la prochaine exportation de pièces vers le Cameroun : elle traduit le passage d’une logique d’assemblage à une logique industrielle à part entière, où le « Made in Algeria » devient exportable.

Cette évolution s’inscrit dans une stratégie plus large de Stellantis en Algérie. En février 2026, à Turin, le groupe avait réuni 117 participants — industriels italiens et opérateurs algériens — pour accélérer la localisation des composants automobiles. L’objectif affiché était d’« augmenter le taux d’intégration locale et de renforcer la sous-traitance nationale ». Le groupe a précisé à cette occasion que la démarche ne relevait ni d’une délocalisation ni d’une production destinée à l’exportation vers l’Europe, mais d’un modèle ancré dans le marché algérien et africain.

Samir Benisid

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