Bombardements sionistes au Liban : Près de 2 000 martyrs depuis la reprise des bombardements le 2 mars
Dix martyrs en une seule journée, dont trois secouristes délibérément pris pour cible, un bilan global qui s’alourdit inexorablement à 1 953 morts et 6 303 blessés depuis la reprise des bombardements israéliens le 2 mars, et un cessez-le-feu ouvertement bafoué : l’agression sioniste contre le Liban atteint samedi un nouveau seuil d’horreur, tandis que la communauté internationale peine à imposer le silence des armes. C’est dans le district de Nabatiyé, au sud du Liban, que l’horreur a une fois de plus frappé ce samedi. Trois frappes sionistes ont ciblé trois localités de la région, faisant dix martyrs selon le ministère libanais de la Santé. Parmi les victimes figurent un membre de la Défense civile et deux secouristes du Comité islamique de la santé — des hommes qui, au péril de leur vie, s’employaient à porter secours aux blessés et à évacuer les victimes des bombardements précédents. Le ministère libanais de la Santé n’a pas mâché ses mots, dénonçant des attaques « systématiques » contre les secouristes de la part de l’entité sioniste. Une pratique qui ne relève plus de l’incident isolé, mais d’une stratégie délibérée visant à paralyser les capacités de réponse humanitaire sur le terrain. L’Organisation mondiale de la santé a, de son côté, tiré la sonnette d’alarme dans un communiqué rendu public vendredi, faisant état de cinquante travailleurs du secteur de la santé tombés en martyrs au Liban depuis le début de la nouvelle vague d’agression, et de plus de cent cinquante autres blessés. L’OMS a également indiqué avoir reçu des rapports signalant que des ambulances sont délibérément prises pour cibles par les forces sionistes, aggravant une situation humanitaire déjà catastrophique et entravant les efforts de secours et d’assistance aux populations civiles. Les rapports onusiens sont formels : la poursuite de l’agression sioniste soumet les infrastructures sanitaires et humanitaires libanaises à une pression insoutenable, dans un contexte où les appels internationaux à la protection des équipes médicales et des civils se multiplient sans trouver d’écho chez l’agresseur.
Le tableau d’ensemble est accablant. Depuis le 2 mars, jour du déclenchement de la campagne massive de bombardements sionistes contre le Liban, le bilan ne cesse de s’alourdir : 1 953 martyrs et 6 303 blessés au total, selon les derniers chiffres du ministère libanais de la Santé. Les seules dernières 24 heures ont coûté la vie à 65 personnes et fait 211 blessés supplémentaires. Mercredi dernier, l’aviation sioniste avait mené ses attaques les plus intenses depuis le début de cette vague de violence, frappant simultanément Beyrouth, la Bekaa et le Sud-Liban dans ce qui s’apparente à une escalade méthodique et calculée. Ce qui rend la situation d’autant plus révoltante, c’est que ces massacres se déroulent en violation flagrante d’un accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre 2024. Cet accord prévoyait explicitement le retrait des forces sionistes des villages et localités frontalières du sud libanais dans un délai de soixante jours — délai que le gouvernement libanais avait même accepté de prolonger jusqu’au 18 février 2025 dans un esprit de bonne foi. L’entité sioniste n’en a cure : elle maintient toujours cinq avant-postes en territoire libanais souverain et poursuit ses agressions comme si aucun accord n’avait jamais été signé. Les autorités libanaises ne cessent d’exiger la fin de ce déploiement illégal, sans que la pression internationale ne se traduise par des actes concrets.
Lyes S.

