Coupe de la Confédération — Demi-finale aller : Le Chabab rate le coche face au Zamalek
Dominateurs dans le jeu mais défaillants dans le réalisme, les joueurs du CR Belouizdad ont concédé vendredi soir au stade Nelson-Mandela de Baraki une défaite cruelle face au Zamalek SC (0-1), sur un but du Brésilien Juan Alvina Bezerra inscrit à la 28e minute sur l’une des rares incursions égyptiennes. Le Chabab, qui jouait pourtant à domicile, rate une précieuse option sur la finale et aborde la manche retour, prévue vendredi prochain au Caire, dans la position inconfortable du club dos au mur.
Il y avait pourtant matière à espérer. Pendant l’essentiel de la première période, le CRB a imposé son tempo, circulant le ballon avec une aisance certaine — 57,9 % de possession, 154 passes réussies contre 99 pour les visiteurs — et se montrant plus entreprenant offensivement avec cinq tirs tentés contre trois pour le Zamalek. Mais la maîtrise du cuir n’a pas suffi. Les Rouge et Blanc ont manqué de tranchant et de précision dans le dernier geste, ne cadrant qu’une seule frappe sur l’ensemble de la rencontre. Ni Belhocini, ni Meziane n’ont réussi à inquiéter sérieusement le portier cairote El-Mehdi Soliman. En face, le Zamalek a fait parler son pragmatisme légendaire. Sur l’une de ses rares incursions, le Brésilien Juan Alvina Bezerra a profité des largesses de la défense algéroise pour ouvrir le score à la 28e minute, concrétisant avec une efficacité redoutable le réalisme d’un club aguerri aux joutes continentales. Le club cairote a cadré deux tentatives, dont celle qui a fait mouche — une leçon d’efficacité infligée à une équipe qui avait pourtant le pied sur le ballon.
Au retour des vestiaires, le Chabab est revenu avec des intentions offensives affichées, visiblement décidé à combler rapidement son retard. Mais le Zamalek, bien en place sur le plan tactique, a tenu bon face à la pression algéroise. La tête du défenseur Younes Ouassa, qui a heurté la transversale à la 54e minute, a constitué l’une des occasions les plus chaudes de ce second acte. L’espoir a ensuite failli renaître à la 67e minute, lorsque Belhocini a cru égaliser — avant que l’arbitre sud-africain Tom Abongile, après consultation de la VAR, n’annule le but pour une faute de main dans la surface. Un coup de massue pour les nombreux supporters présents dans les travées de Baraki, convaincus un instant que le vent allait tourner.
Le contexte dans lequel le CRB aborde ce rendez-vous continental n’est pas non plus sans peser sur le groupe. Les Rouge et Blanc sont dirigés par l’entraîneur intérimaire Salim Sebaâ, engagé en remplacement du technicien allemand Sead Ramovic, suspendu provisoirement par la direction du club. Une instabilité sur le banc qui, sans tout expliquer, constitue une variable difficile à ignorer dans l’analyse d’une prestation collective en demi-teinte.
Tout reste néanmoins possible. Le club de Laâquiba est désormais condamné à renverser la vapeur lors de la manche retour, vendredi prochain au stade international du Caire (17h00), pour espérer disputer la première finale continentale de son histoire. Un défi immense, mais pas inaccessible pour qui sait que le football africain réserve régulièrement ses plus beaux scénarios aux matchs retour.
Moncef D.

