Tour d’Algérie 2026 : Un plateau international inédit
Vingt et une équipes venues de quatre continents prendront le départ le 17 avril à Oran pour dix étapes et 1 697,6 kilomètres de course. La 26e édition du Tour d’Algérie cycliste, dédiée à la mémoire d’Abdelkader Merabet, ambitionne de hisser l’épreuve au rang des grandes compétitions continentales. Le coup de starter retentira le 17 avril à Oran. Pour cette 26e édition du Tour d’Algérie cycliste, la Fédération algérienne de cyclisme a mis les petits plats dans les grands : douze formations étrangères, dont des équipes professionnelles venues d’Europe, d’Asie et d’Afrique, se mesureront aux neuf clubs algériens et aux trois sélections nationales engagées dans l’épreuve. Un plateau d’une envergure inédite pour une course qui entend affirmer son rang sur la carte du cyclisme mondial. Présent dimanche au forum de presse de l’Organisation nationale des journalistes sportifs algériens (ONJSA), réuni à Alger pour la présentation officielle de l’épreuve, le président de la Fédération algérienne de cyclisme, Kheireddine Barbari, a exposé l’ampleur du chantier organisationnel. «La Fédération algérienne de cyclisme travaille d’arrache-pied en partenariat avec les différentes ligues de wilayas concernées par le passage de la caravane du TAC-2026, pour être prêt le jour J. Nous avons tenu plusieurs réunions de travail avec les autorités locales pour la réussite et le bon déroulement de cette 26e édition», a-t-il déclaré.
Le parcours, dessiné sur dix étapes à travers neuf wilayas, a été pensé pour concilier exigence sportive et promotion du territoire. La caravane partira d’Oran avec une première étape de 126,7 kilomètres, avant de traverser Tlemcen, Sidi Bel Abbès, Mostaganem, Chlef, Aïn Defla, Blida et Alger, pour s’achever à Tizi-Ouzou, au pied du Mont Djurdjura, sur 108 kilomètres. Barbari a insisté sur le soin apporté au tracé : «Nous avons conçu un parcours minutieusement élaboré tant sur les aspects techniques qu’en ce qui concerne la beauté des paysages, dans l’objectif d’assurer un engouement certain lors des passages de la caravane et des arrivées d’étapes.» Le choix d’Oran comme ville-départ n’est pas anodin. L’édition 2026 est placée sous le signe du recueillement, dédiée à la mémoire d’Abdelkader Merabet, ancien sélectionneur national et figure tutélaire du cyclisme algérien, natif de la capitale de l’Ouest. Un hommage sobre et appuyé à la fois à celui dont «le dévouement pour sa passion était toujours plus fort que lui».
Sur le plan de la compétition, sept maillots distinctifs récompenseront les lauréats des différents classements : le jaune pour le leader au général, le vert pour le meilleur sprinteur, le blanc pour le meilleur jeune, le maillot à pois pour le grimpeur, le bleu pour le vainqueur d’étape, le noir pour le meilleur Algérien et l’orange pour le plus combatif. Un dispositif complet qui reflète la volonté des organisateurs de structurer l’épreuve selon les standards internationaux. Le plateau retenu illustre cette ambition. Outre les sélections nationales de Tunisie, d’Oman et du Rwanda, on relèvera la présence de formations comme Tarteletto-Isorex de Belgique, Embrace The World d’Allemagne, Schils-Doltciniq Racing d’Angleterre, Mazowsze Serce Polski de Pologne, ou encore le Jakarta Pro Cycling Team d’Indonésie. Du côté algérien, Madar Pro Cycling Team et le Mouloudia Club d’Alger figureront parmi les neuf équipes nationales engagées. L’Espagnol Jorge Gual Martinez, désigné par l’Union cycliste internationale, présidera le jury des commissaires.
Barbari n’a pas caché ses ambitions à long terme pour l’épreuve : «Le Tour d’Algérie cycliste est devenu une compétition très attendue par les pays participants, dont le nombre augmente d’année en année. Avec un partenariat gagnant-gagnant, nous sommes convaincus que nos partenaires économiques ne seront que plus nombreux à nous accompagner lors du TAC, qui passera l’année prochaine à la version 2.1, beaucoup plus exigeante en matière d’organisation et de participation des équipes étrangères.» Au-delà de la compétition, un programme parallèle a été imaginé à l’intention des écoliers des communes traversées, qui pourront participer au «P’tit Tour» tout au long du parcours. Une initiative qui résume la philosophie défendue par le président de la FAC : «Nous considérons que l’organisation du Tour d’Algérie cycliste constitue une manière de promouvoir le tourisme local et valoriser le patrimoine naturel et architectural de notre pays, au-delà de l’aspect sportif et technique d’un tel événement.»
M.D.

