Agriculture : L’Algérie cherche à attirer les investisseurs britanniques
L’Algérie multiplie les initiatives pour attirer les investissements britanniques dans son secteur agricole, un domaine désormais au cœur de sa stratégie de diversification économique. Londres a accueilli cette semaine trois événements majeurs qui témoignent de cette dynamique : un forum économique consacré à l’agriculture, une exposition de produits agricoles et agroalimentaires, et une rencontre à la Chambre des Lords marquant le vingtième anniversaire du Conseil d’Affaires algéro-britannique. Le forum organisé jeudi matin par l’ambassade d’Algérie sous le thème « Algérie-Royaume-Uni : pour un partenariat agricole durable » a réuni représentants d’entreprises et experts des deux pays autour d’un slogan évocateur : « Relier l’agriculture algérienne à l’innovation britannique ». Cette rencontre s’inscrit dans l’orientation stratégique algérienne visant à valoriser le potentiel agricole du pays, notamment dans les wilayas du Sud, tout en bénéficiant du transfert de technologies et d’expertise britanniques.
L’ambassadeur d’Algérie à Londres, Nourredine Yazid, a souligné que le choix de ce thème reflétait l’amélioration significative du climat des affaires en Algérie en termes d’attractivité des investissements et de diversification de l’économie. Il a invité les opérateurs britanniques à participer au vaste chantier lancé par le gouvernement algérien pour moderniser le secteur agricole, assurant de la disponibilité des services diplomatiques à faciliter toutes les démarches des investisseurs afin de contribuer à la construction de nouveaux ponts de coopération basés sur le transfert de technologies et d’expertise.
Les entreprises britanniques ont manifesté un intérêt marqué pour cette ouverture. Le président du Conseil d’affaires algéro-britannique, Martin Roper, a salué le dynamisme économique de l’Algérie et exprimé le souhait que le Royaume-Uni développe un partenariat stratégique dans le secteur agricole. Il a fait part de la volonté des entreprises britanniques de s’inscrire dans la dynamique en cours en Algérie, en apportant leur expertise et des solutions technologiques dans les domaines de « l’agriculture de précision, de l’intelligence artificielle appliquée à l’agriculture, du contrôle de la qualité des sols ainsi que du développement des chaînes d’approvisionnement et de transformation alimentaire ». Selon lui, l’intégration de ces innovations aux ressources naturelles de l’Algérie pourrait déboucher sur un nouveau modèle de développement agricole dans la région.
Le forum a été enrichi par deux ateliers de discussion portant respectivement sur la vision, le partenariat et la croissance d’une part, et sur l’innovation et la durabilité d’autre part. Ces sessions, animées par des opérateurs et experts algériens et britanniques, ont permis d’approfondir les aspects pratiques du partenariat dans les domaines de la production végétale et animale, de la transformation alimentaire, de l’énergie propre destinée au secteur agricole, ainsi que de la numérisation et de la recherche scientifique.
Ces événements interviennent dans un contexte de relations économiques bilatérales en progression constante. Lors de la rencontre à la Chambre des Lords jeudi soir, qui célébrait le vingtième anniversaire du Conseil d’Affaires algéro-britannique, l’ambassadeur Yazid s’est félicité du volume des échanges, qui a atteint 2,6 milliards de livres sterling au troisième trimestre 2025, soit une augmentation de 3,5% par rapport à l’année précédente.
Amar Malki

