Supercoupe d’Algérie 2025 : Le MC Alger décroche son cinquième trophée
Le MC Alger a remporté samedi soir l’édition 2025 de la Supercoupe d’Algérie en dominant son éternel rival l’USM Alger sur le score de 1 à 0, au terme d’une rencontre disputée au stade Nelson Mandela de Baraki, s’adjugeant ainsi son cinquième titre dans cette compétition grâce à une réalisation de Zakaria Naïdji en seconde période, dans un derby algérois qui a tenu toutes ses promesses sur le plan de l’intensité et de l’engagement.
L’unique but de cette confrontation est survenu à la 74e minute de jeu, œuvre du fraîchement incorporé Zakaria Naïdji qui a su faire la différence au moment opportun. Le joueur mouloudéen a trompé le gardien usmiste Oussama Benbot d’une belle tête croisée au premier poteau, profitant d’un joli centre venu de l’aile droite pour permettre aux Vert et Rouge de faire la différence dans ce derby toujours aussi électrique. Cette réalisation consacre une supériorité offensive du Doyen qui s’est dessinée tout au long de la partie, même si le jeu est resté relativement équilibré entre deux adversaires d’égale valeur qui se connaissent parfaitement et se sont neutralisés durant de longues phases. Dès l’entame de la rencontre, le MC Alger a affiché ses intentions offensives et s’est procuré les meilleures occasions du match. À la première minute de jeu déjà, Anatouf s’était retrouvé dans un duel favorable, face à face avec le gardien de l’USMA, une situation idéale pour ouvrir le score précocement. Mais Oussama Benbot, vigilant et bien positionné, avait parfaitement anticipé la tentative adverse en sortant au bon moment pour contrer le ballon et éviter à son équipe de concéder un but qui aurait pu changer la physionomie de la rencontre. Cette parade remarquable du portier usmiste a permis aux Rouge et Noir de rester dans le match et de croire en leurs chances malgré la domination territoriale mouloudéenne.
La pression du MCA s’est maintenue tout au long de la première période. À la 26e minute, Halaïmia a failli faire trembler les filets adverses sur un coup franc direct magnifiquement enroulé, mais le ballon est passé légèrement au-dessus de la transversale, frustrant les supporters vert et rouge présents en nombre dans les tribunes. Douze minutes plus tard, suite à une belle action collective typique du style de jeu prôné par le staff technique mouloudéen, Boukholda a tenté une reprise de volée spectaculaire à l’entrée de la surface de réparation. Une fois encore, le gardien usmiste a sorti une parade venue d’ailleurs pour écarter le danger en corner, confirmant qu’il était l’un des principaux remparts empêchant son équipe d’être menée au tableau d’affichage avant la pause.
Le même scénario s’est poursuivi en deuxième période avec une équipe du Mouloudia toujours plus incisive et dangereuse sur le plan offensif, multipliant les tentatives et acculant son adversaire dans son camp. Cette domination territoriale et cette persévérance ont fini par porter leurs fruits à la 74e minute lorsque Naïdji a concrétisé la supériorité collective de son équipe. Face à ce but encaissé, les Rouge et Noir ont accéléré le jeu dans le dernier quart d’heure avec l’espoir de revenir au score et d’arracher au minimum la prolongation. L’entraîneur usmiste a procédé à plusieurs changements tactiques, faisant entrer des éléments frais comme Khaldi et Aimé Junior pour dynamiser son attaque et apporter de la percussion sur les côtés. Malgré ces ajustements et une fin de match disputée avec intensité, les assauts usmistes se sont heurtés à une défense mouloudéenne bien organisée et solidaire qui a su préserver son avantage jusqu’au coup de sifflet final.
Cette victoire permet au Doyen de remporter la cinquième Supercoupe d’Algérie de son histoire après les sacres de 2006, 2007, 2014 et 2024, confirmant sa domination dans les derbys de la capitale et enrichissant son palmarès d’un nouveau trophée qui relance parfaitement sa saison. De son côté, l’USMA concède une quatrième défaite dans cette compétition après les revers de 1981, 2014 et 2020, pour deux succès seulement en 2013 face à l’ES Sétif et en 2016 contre ce même MC Alger, poursuivant ainsi sa malédiction dans une épreuve qui peine décidément à lui sourire.
Moncef Dahleb

