Le Sénégal remporte le trophée malgré un arbitrage scandaleux : Tomber de rideau sur la pire CAN de l’histoire !
Le Sénégal a décroché son deuxième titre de champion d’Afrique dimanche soir à Rabat en s’imposant face au Maroc (1-0) au terme d’une finale chaotique marquée par un arbitrage partial et des scènes sans précédent dans l’histoire du football continental. Cette victoire couronne une compétition unanimement considérée par les observateurs comme la pire édition de la CAN, entachée de corruption, de dysfonctionnements organisationnels majeurs et de manipulations arbitrales flagrantes.
La finale disputée au stade Moulay Abdallah devant 60 000 spectateurs restera gravée dans les mémoires pour les mauvaises raisons. Alors que le Sénégal pensait avoir ouvert le score dans le temps additionnel par l’intermédiaire de Seck d’une tête imparable, l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala Ngambo refuse le but pour une faute peu évidente, voire inexistante, sur Hakimi. Quelques minutes plus tard, ce même arbitre siffle un penalty en faveur des Lions de l’Atlas après intervention de la VAR. La décision provoque la fureur légitime des Sénégalais qui quittent le terrain en signe de protestation, créant un chaos total dans le stade et les tribunes. Le monde du football assiste alors médusé à une scène inédite dans une finale continentale. Des supporters sénégalais tentent d’envahir le terrain tandis que la tension atteint son paroxysme. « À force de manipuler l’arbitrage, le Maroc a fini par saboter sa propre CAN », résume le site Eurosport.fr. C’est l’intervention de Sadio Mané qui sauve la situation en convainquant ses coéquipiers de reprendre le jeu « comme des hommes », évitant ainsi au Sénégal une probable exclusion du Mondial et à la CAF la honte historique d’une finale boycottée.
Le dénouement tient du scénario hollywoodien. Brahim Diaz, meilleur buteur du tournoi, rate lamentablement sa panenka face à Edouard Mendy, suscitant les interrogations sur un possible accord tacite. En prolongation, quatre minutes après la reprise, Pape Gueye délivre le Sénégal d’un missile imparable de l’extérieur de la surface. Cette victoire, obtenue malgré toutes les manœuvres et intrigues ourdies en coulisses, consacre les Lions de la Teranga qui ont fait preuve d’une résilience exemplaire face à l’adversité.
Une organisation catastrophique et des conditions indignes
Au-delà de la finale, c’est l’ensemble de cette édition qui a sombré dans la médiocrité et le scandale. Le président de l’Organisation nationale des journalistes sportifs algériens, Youcef Tazir, a déclaré que « cette édition a enregistré de graves insuffisances tant sur le plan technique qu’organisationnel, affectant directement le déroulement de la compétition, notamment sur le plan de l’arbitrage, qui a constitué le véritable point noir du tournoi ». Il s’est interrogé sur les véritables raisons ayant poussé la commission d’arbitrage de la CAF à retarder l’annonce des arbitres à partir des quarts de finale, voire à les modifier selon les ambitions du pays hôte, semant le doute quant à la probité de la compétition. Les conditions d’accueil réservées aux équipes adverses ont choqué. La délégation sénégalaise a notamment été laissée sans sécurité à la gare de Rabat, livrée à la foule dans une atmosphère hostile. La Fédération sénégalaise a dénoncé dans un communiqué virulent des conditions d’hébergement indignes d’un événement continental et des problèmes de billetterie. Des images affligeantes ont montré des ramasseurs de balles tentant de subtiliser la serviette d’Edouard Mendy pour l’empêcher de s’essuyer sous le déluge, comportement antisportif reproduit par certains joueurs marocains.
Le journaliste Grégory Schneider a abordé ces dérives sur la chaîne française L’Équipe TV, affirmant que le pays organisateur « a fait usage de l’argent de la corruption comme levier décisif dans sa quête du titre ». Il a souligné que ces pratiques « nuisent avant tout à l’image du football africain, en constante évolution, et qui, au lieu de poursuivre sa trajectoire ascendante, se retrouve brutalement freiné par des pratiques qui resteront gravées dans son histoire ».
Des milliards d’euros partis en fumée
Le fiasco sportif et moral est d’autant plus retentissant que le Maroc avait investi des milliards d’euros, mobilisés à crédit, dans l’espoir de décrocher une deuxième étoile africaine après cinquante ans de disette. Du lobbying à l’arbitrage en passant par les pressions psychologiques, la machine était colossale, orchestrée notamment par Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine qui « fait la pluie et le beau temps » au sein de la CAF selon les observateurs.
L’analyste et opposant Badr Laidoudi a dénoncé sur sa chaîne YouTube le choc ressenti par le Makhzen, présentant ce revers comme l’échec d’une tentative d’utiliser le football pour consolider le pouvoir politique et masquer des pratiques de corruption. Selon lui, ce fiasco laisse le pays isolé diplomatiquement et financièrement vulnérable face aux exigences de remboursement de la Banque mondiale et du FMI.
La presse internationale n’a pas mâché ses mots. « Démarrée sur un terrain miné de tensions, la finale de la CAN s’est achevée dans un océan de polémiques et sur un cratère en éruption », a écrit Eurosport.fr, ajoutant que « c’est bien tout le football africain qui pâtit de l’image livrée au monde entier ». Le journal espagnol Marca a qualifié les événements de « plus grande honte de l’histoire du football moderne ». Le journaliste Fodil Ahfayad a confirmé que « l’arbitrage a été effectivement le point noir du tournoi et a porté atteinte en profondeur à la crédibilité de l’une des plus anciennes compétitions continentales ». De nombreuses voix se sont élevées pour appeler la FIFA à intervenir et mettre un terme à ces mascarades susceptibles de « tuer la passion d’une génération entière de jeunes talents africains ».
Malgré ce contexte délétère, le Sénégal a écrit l’une des plus belles pages de l’histoire du football africain, prouvant que certaines victoires échappent à l’argent et aux stratégies les mieux huilées. Le talent, le courage et l’humilité ont triomphé de la corruption et des combines, offrant au continent une leçon de dignité sportive dans le chaos ambiant.
Moncef Dahleb

