Économie

Production de lait infantile : Giplait s’allie au biélorusse Bellakt

Le groupe public Giplait a signé mardi à Minsk un accord de coopération avec le fabricant biélorusse Bellakt pour la production locale de lait pour nourrissons. Cet accord, conclu lors d’une visite de travail de la délégation algérienne conduite par Samah Lahlouh, directrice générale de Giplait, s’inscrit dans l’ambitieuse politique de souveraineté alimentaire menée par l’Algérie pour réduire sa dépendance aux importations de lait en poudre, qui dépassent actuellement 10.000 tonnes par an. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence d’Ekaterina Valerievna Fomenok, représentante du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation biélorusse, et Tatiana Olegovna Gorkavik, directrice générale adjointe de Bellakt, accompagnées de plusieurs cadres des deux organisations. Selon le communiqué du groupe Giplait, cet accord constitue une réponse concrète aux recommandations formulées lors de la visite effectuée en Algérie en décembre dernier par une délégation biélorusse de haut niveau, composée du ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation et du président exécutif de Bellakt, qui s’était rendue à la filiale de la laiterie de Rouiba dans le cadre du Forum d’affaires algéro-biélorusse. L’accord marque ainsi, selon la source, « la consécration de la dynamique positive mutuelle ayant marqué cette visite ».

Ce partenariat avec Bellakt arrive à un moment charnière pour l’industrie algérienne du lait infantile, caractérisé par une multiplication de projets structurants visant à substituer aux importations une production locale de qualité. Le groupe public Saidal a ainsi lancé en partenariat avec Algerian Baby Healthcare un projet d’unité de production à El-Harrach, avec une capacité annuelle de 15.000 tonnes de lait en poudre et 10.000 tonnes de farine infantile. De son côté, l’entreprise Tazi développe à Oran une usine dont la capacité annoncée dépasse 40 millions de boîtes de lait infantile par an, visant à couvrir 40% des besoins nationaux à elle seule.

Le projet qatari Baladna à Djelfa prévoit une ferme de 3.600 vaches laitières destinée à la fabrication directe de poudre de lait. Par ailleurs, un accord entre Achir et Ninolac International SA porte sur la création d’une nouvelle usine de fabrication de lait pour nourrissons et de farine infantile. Cette effervescence industrielle témoigne d’une volonté politique forte de repositionner l’Algérie sur un segment stratégique de l’agroalimentaire, où la dépendance aux importations représente un enjeu à la fois économique et de santé publique.

Sabrina Aziouez

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