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Recherche scientifique : Plus de 400 projets attendent la concrétisation

Plus de 400 recherches universitaires, dont 68 programmes nationaux, attendent leur concrétisation dans des secteurs clés comme la santé, la technologie et la sécurité alimentaire.

Le potentiel scientifique algérien dispose d’un vivier considérable de projets de recherche prêts à basculer du laboratoire vers le terrain industriel. «Il existe actuellement plus de 400 recherches scientifiques prêtes à l’application sur le terrain dans différents domaines, notamment la sous-traitance industrielle», a déclaré Djilali Tessalit, directeur du développement technologique et de l’innovation au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en marge d’un atelier sur le rôle de l’université dans le développement de la sous-traitance industrielle, organisé dans le cadre du salon «Mécanica Algérie» au centre de conférences Mohamed Ben Ahmed d’Oran. Le responsable a précisé dans sa déclaration à l’APS que parmi ces travaux, «68 projets s’inscrivent dans le cadre des programmes nationaux de recherche», soulignant que «ces projets ont atteint un stade de maturité, notamment dans des secteurs stratégiques comme la santé, la technologie et la sécurité alimentaire». Cette masse critique de recherches applicables représente le fruit d’efforts intensifs déployés ces dernières années dans le cadre d’une politique visant à orienter la recherche scientifique vers la satisfaction des besoins de l’économie nationale et à ancrer ses résultats dans la réalité industrielle du pays. Selon Djilali Tessalit, l’objectif stratégique du ministère consiste à «faire de l’université un véritable moteur de l’économie nationale, aussi bien au niveau local que national», en proposant des solutions techniques et scientifiques aux entreprises économiques, ce qui permettrait d’améliorer leur compétitivité et de renforcer l’intégration locale. Cette ambition s’inscrit dans une vision globale de transformation du rôle de la recherche universitaire, qui ne doit plus se limiter à la production de connaissances théoriques mais participer activement au développement économique du pays.

Pour accompagner cette dynamique d’innovation, le responsable a révélé que les universités algériennes disposent actuellement de 120 incubateurs d’entreprises destinés à accompagner les projets innovants, auxquels s’ajoutent 102 maisons de l’entrepreneuriat. Ces structures sont appelées à se généraliser dans l’ensemble des universités et grandes écoles afin de créer un environnement universitaire attractif pour les hommes d’affaires, les entreprises économiques ainsi que les étudiants désireux de concrétiser leurs projets innovants. Cette infrastructure d’accompagnement témoigne de la volonté des autorités de faciliter le passage de l’idée au produit commercial.

Djilali Tessalit a également souligné que la Direction générale de la recherche scientifique oeuvre à rapprocher les chercheurs des entreprises de production dans le but de développer la production locale. Il a affirmé que «la pérennité et la compétitivité de toute entreprise économique restent tributaires de l’intégration de l’innovation et de la recherche technologique dans son activité», tout en bénéficiant des incitations fiscales et des facilités destinées aux entreprises engagées dans la recherche et le développement. Cette approche vise à créer un cercle vertueux où recherche et industrie se nourrissent mutuellement.

Chokri Hafed

admin

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