Ligne minière Est : Djellaoui maintient la pression
Le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, a présidé samedi au siège de son département une réunion de travail consacrée au suivi de la réalisation de la ligne minière Est « Annaba – Bled El-Hodba », en se concentrant cette fois sur le tronçon reliant les communes de Bouchegouf et de Dréa, selon un communiqué du ministère. Autour de la table, le directeur général de l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF), des cadres centraux et des représentants du consortium algéro-chinois chargé de l’exécution. Des responsables de l’ANESRIF, des entreprises de réalisation et des bureaux d’études ont également participé par visioconférence depuis le site du projet dans la wilaya de Souk Ahras. « Les solutions identifiées et les mesures prises, liées à la réorganisation du projet et qui permettront de parachever le projet dans les délais impartis, ont été abordées, à cette occasion », précise le communiqué. Cette réunion intervient moins d’une semaine après une tournée d’inspection menée par le même ministre à travers cinq wilayas de l’Est – Annaba, El Tarf, Guelma, Souk Ahras et Tébessa – au cours de laquelle il avait donné des instructions fermes pour accélérer la cadence des travaux sur l’ensemble du tracé de 422 kilomètres. Sur le terrain, 174 kilomètres ont déjà été réalisés et livrés, tandis que 127 kilomètres supplémentaires sont en cours d’achèvement, selon les données fournies par les responsables techniques du projet. Des ouvrages d’art complexes – tunnels et ponts – jalonnent encore le parcours, notamment sur le tronçon de 121 kilomètres reliant Oued Keberit à Souk Ahras. L’enjeu dépasse largement le seul volet ferroviaire. Cette ligne est la colonne vertébrale logistique du complexe intégré de phosphate, projet stratégique censé ériger l’Est algérien en plateforme d’exportation de dimension internationale. En acheminant le minerai extrait à Tébessa jusqu’au port d’Annaba – dont l’extension est prévue pour accueillir des navires de gros tonnage –, l’infrastructure doit permettre à l’Algérie de se positionner sur le marché mondial du phosphate à des prix compétitifs, contribuant ainsi directement à la diversification des recettes d’exportation hors hydrocarbures voulue par les plus hautes autorités du pays. La récurrence des réunions de suivi et des visites ministérielles traduit la volonté du gouvernement de ne laisser aucun retard compromettre cet objectif.
Malik Meziane

