Monde

Espagne : Les parlementaires réclament la fin de l’occupation marocaine du Sahara occidental

Réunis au Parlement de Navarre les 20 et 21 février, les représentants de dix parlements régionaux espagnols ont adopté à l’issue de leur 29e conférence des groupes parlementaires mixtes une déclaration commune appelant à mettre fin à l’occupation marocaine du Sahara occidental, territoire toujours inscrit sur la liste des Nations unies des régions à décoloniser. La « Déclaration de Navarre », adoptée samedi en clôture des travaux, réaffirme la reconnaissance du Front Polisario comme représentant légitime et unique du peuple sahraoui, conformément au droit international, et exprime un rejet explicite de la position du gouvernement espagnol sur le dossier sahraoui. Les signataires rappellent la responsabilité juridique et historique de l’Espagne en tant qu’ancienne puissance coloniale et, selon plusieurs décisions de justice, puissance administrante de droit du territoire. Le texte exprime également le soutien des assemblées régionales au processus politique conduit par les Nations unies en vue d’une solution juste et durable garantissant le droit à l’autodétermination. Il réclame en outre un élargissement des mandats de la Minurso — la mission onusienne chargée d’organiser le référendum au Sahara occidental — afin d’y inclure la surveillance et la protection des droits de l’homme, et appelle à la nomination d’un rapporteur spécial des Nations unies dédié au Sahara occidental auprès du Conseil des droits de l’homme. Sur le plan humanitaire, la déclaration exige la libération immédiate de tous les prisonniers politiques sahraouis, notamment les détenus du groupe d’Gdeim Izik, et demande la cessation des violations commises dans les territoires occupés, tout en annonçant la poursuite des missions d’observation parlementaire tout au long de l’année 2026. Les participants ont par ailleurs rejeté tout accord économique ou commercial susceptible de porter atteinte au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, dénonçant l’exploitation continue par les autorités marocaines des ressources naturelles du territoire occupé.

R.I.

admin

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *