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Algérie-Niger : Sonelgaz relance la coopération avec Nigelec

Le partenariat entre Alger et Niamey franchit un cap opérationnel décisif. Sonelgaz relance la coopération avec Nigelec, dans les domaines de l’énergie et des énergies renouvelables, avec un volet formation.

En exécution des directives du président de la République Abdelmadjid Tebboune visant à activer la coopération avec le Niger, le groupe Sonelgaz « entame le processus de relance de la coopération avec la société nigérienne Nigelec dans les domaines de l’énergie et des énergies renouvelables ». Le périmètre de cette relance couvre « plusieurs domaines, notamment le soutien au réseau électrique du Niger, le transfert des expertises algériennes dans différentes spécialités », ainsi qu’un dispositif de formation sur mesure. Une équipe technique de Nigelec est attendue à Adrar, où elle « suivra une formation intégrée à l’École de formation en ingénierie, relevant de la branche Sonelgaz-Services, d’une durée de trois semaines, afin de leur conférer l’expertise nécessaire pour exploiter les centrales de production d’électricité que l’Algérie réalisera au Niger ».

Cette étape intervient « après une série de préparatifs visant à la réussite de cette coopération » et fait suite à « une réunion importante par visioconférence réunissant les responsables des deux sociétés, au cours de laquelle ont été discutés les moyens d’accélérer le rythme de la coopération et du partenariat entre les deux pays frères, en particulier en ce qui concerne la finalisation et l’adoption des accords en cours d’étude ».

Les enjeux dépassent largement le cadre bilatéral. L’Algérie, qui a déjà dépêché des experts à Niamey fin février pour préparer la réalisation d’une centrale de 40 mégawatts dans la zone de Gorou Banda, déploie une stratégie d’intégration énergétique régionale à plusieurs étages : production, transport, distribution et montée en compétences des ressources humaines locales. En positionnant Adrar  comme pôle de formation pour les techniciens sahéliens, Alger construit méthodiquement l’infrastructure humaine et technique d’un corridor énergétique Nord-Sud dont elle entend être le pivot. Cette offensive confère à Sonelgaz un avantage de premier entrant sur un marché nigérien où le taux d’électrification stagne sous les 20 %. Pour Niamey, l’apport algérien constitue un levier de souveraineté énergétique à un moment où le pays cherche à diversifier ses partenariats stratégiques.

Sabrina Aziouez

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