Tour d’Algérie 2026 : Une participation internationale record attendue
Du 17 au 28 avril, la 26e édition du Tour d’Algérie cycliste traversera treize wilayas de l’ouest à l’est du pays, avec une participation internationale record attendue par la Fédération algérienne de cyclisme.
C’est depuis Oran, capitale de l’Ouest, que le peloton s’ébranle le 17 avril prochain pour la plus grande course cycliste du continent africain. La Fédération algérienne de cyclisme a confirmé à l’APS que des cyclistes de plus de 25 pays sont attendus au départ de cette 26e édition — un plateau international qui place d’emblée le TAC-2026 parmi les rendez-vous majeurs du calendrier cycliste mondial de ce printemps. Le tracé retenu cette année dessine un arc ambitieux à travers le nord du pays. Partant d’Oran, le peloton sillonnera successivement Aïn Témouchent, Tlemcen, Sidi Bel Abbès, Mascara, Mostaganem, Chlef, Aïn Defla, Tipaza, Blida, Alger et Boumerdès avant l’arrivée finale à Tizi Ouzou le 26 avril. Un itinéraire qui traverse des terrains contrastés, mêlant plaines côtières, reliefs telliens et approches des massifs kabyles — de quoi animer la course sur le plan tactique et offrir aux sprinters comme aux grimpeurs leurs moments de vérité respectifs. La compétition ne s’arrêtera pas là : la Fédération a confirmé que le Tour sera immédiatement suivi du Grand Prix international d’Alger, prévu les 27 et 28 avril, prolongeant ainsi la fête du vélo dans la capitale. La dimension sportive du rendez-vous ne doit pas occulter sa portée diplomatique et touristique. La FAC a tenu à souligner que ces manifestations internationales, inscrites au calendrier de l’Union cycliste internationale, constituent « un moyen efficace de promotion touristique de l’Algérie ». Formule convenue, certes, mais que les images de pelotons filant devant les sites antiques de Tipaza ou dans les gorges de la Chiffa auront tôt fait de rendre concrète pour les diffuseurs et les téléspectateurs étrangers.
La préparation de l’édition a été engagée de longue date. Début mars, la Fédération avait réuni autour de la table l’ensemble des secteurs ministériels concernés, les instances du sport et des représentants des corps de sécurité, lors d’une réunion de coordination élargie présidée par le président de la FAC, Kheïreddine Barbari. La rencontre avait été « principalement consacrée aux aspects organisationnels, logistiques et sécuritaires, avec un accent particulier sur la nécessité de réunir toutes les conditions de réussite de cette édition, notamment en matière de sécurisation des parcours, d’accueil des délégations participantes et de couverture technique et médiatique », précise la Fédération. Un programme général du Tour y avait également été présenté, tout comme un panorama des compétitions cyclistes internationales que la capitale s’apprête à accueillir en mai prochain — signe que l’Algérie entend inscrire cette séquence dans une stratégie sportive de plus long terme.
Le tenant du titre sera attendu avec une attention particulière. L’an dernier, c’est l’Algérien Hamza Amari, coureur du Team Madar Pro-Cycling, qui avait décroché la victoire finale au terme d’une dernière étape courue entre Ouargla et Hassi Messaoud — remportée au sprint par son coéquipier Hamza Yacine. La défense de ce succès national, sur un parcours entièrement repensé et face à un plateau renforcé, constituera l’un des fils narratifs de cette édition qui s’annonce, à bien des égards, comme la plus relevée de l’histoire récente du Tour.
M. Dahleb

