Signalement des cas de corruption : La HATPLC publie mémento pour lanceurs d’alerte
La Haute autorité pour la transparence, la prévention et la lutte contre la corruption (HATPLC) a publié mardi un communiqué rappelant aux citoyens les mécanismes et les conditions à respecter pour signaler des soupçons de corruption visant une personne physique ou morale. Une démarche qui intervient dans un contexte de montée en puissance du dispositif national anticorruption, alors que la lutte contre ce phénomène figure parmi les priorités affichées des pouvoirs publics.
Selon le communiqué publié sur sa page Facebook, l’instance indépendante a listé plusieurs canaux de signalement mis à la disposition des citoyens : le courrier postal, l’adresse électronique dédiée requetes@hatple.dz, le fax au 023487595, ainsi que la plateforme numérique « Blaghna ». Les citoyens peuvent également déposer leur signalement directement au siège de l’autorité, situé au 14 rue Souïdani Boudjemaâ, Alger. En dehors de ces voies, un numéro vert gratuit, le 1027, accessible durant les jours ouvrables, permet d’obtenir des informations sur les modalités de signalement et de bénéficier d’un service d’orientation. Un numéro fixe, le 023487307, est également disponible pour toute demande de renseignements complémentaires.
Sur le fond, la HATPLC a rappelé que tout signalement doit répondre à des conditions de forme précises pour être recevable. Il doit être rédigé, signé et comporter les éléments suffisants pour identifier son auteur : nom, prénom, adresse, numéro de téléphone et signature. Le document doit aussi contenir les données, éléments de preuve ou faits relatifs aux actes de corruption dénoncés. Des conditions qui visent à donner au signalement une consistance juridique suffisante pour qu’il puisse être instruit.
L’autorité a par ailleurs réaffirmé son engagement à protéger l’identité des lanceurs d’alerte, précisant qu’elle « s’engage à préserver la confidentialité des informations relatives à l’identité du déclarant ». Parallèlement, elle a appelé les citoyens à « faire preuve d’un sens des responsabilités » dans l’exercice de ce droit, de manière à « contribuer à la protection de l’intérêt général et à ancrer la culture de prévention et de lutte contre la corruption ».
Ce rappel public des procédures de signalement traduit une volonté de rendre le dispositif anticorruption plus accessible et mieux connu du grand public. La HATPLC dispose de prérogatives étendues en matière de réception des plaintes, d’investigation et de saisine de la justice. Sa visibilité reste cependant encore limitée auprès des citoyens, ce qui explique en partie ce type de communication institutionnelle à caractère pédagogique.
Chokri Hafed

