Un programme de cinéma en plein air pour l’été 2026 : Quand le 7e art investit les places publiques
Le ministère de la Culture et des Arts a rendu public, samedi, le programme des projections cinématographiques en plein air prévues durant les mois de juillet et août 2026, une initiative portée par le Centre national du cinéma (CNC) et le Centre algérien de développement du cinéma (CADC), qui se déploiera dans plusieurs wilayas du pays pour offrir au public une expérience culturelle estivale gratuite et de proximité.
Conçu pour enrichir la scène culturelle et artistique nationale, ce dispositif permettra aux citoyens de (re)découvrir, en plein air et dans une ambiance conviviale, un large éventail de productions cinématographiques algériennes, mêlant nouveautés consacrées à la mémoire nationale, grands classiques du septième art algérien et œuvres populaires, réalisées par une pléiade de cinéastes du pays.
Les projections se tiendront sur quatre sites répartis entre la capitale et les régions à savoir le port de Sidi Fredj et le parc des Sablettes, à Alger, la place du centre-ville de Blida, ainsi que les plages de la ville de Jijel, permettant ainsi de toucher un public aussi large que diversifié, entre familles, jeunes et cinéphiles.
Le volet mémoriel occupe une place de choix dans cette programmation, à travers une série de productions récentes consacrées aux grandes figures et aux moments fondateurs de la Révolution, à l’instar d’«Ahmed Bey» de Djamel Chourga, ainsi que «Krim Belkacem» et «Ben Boulaïd», tous deux signés Ahmed Rachedi, de «Hadda» d’Ahmed Riad et d’Heliopolis de Djaâfar Gacem pour ne citer que ces productions.
Le public pourra également revoir, aux côtés de ces nouveautés, plusieurs classiques incontournables du cinéma de la guerre de Libération, à commencer par «L’Opium et le Bâton», adaptation du roman de Mouloud Mammeri réalisée par Ahmed Rachedi, «Le Vent du Sud» de Slim Riad, «Patrouille à l’Est» d’Amar Laskri, «La Citadelle» de Mohamed Chouikh, ainsi que «L’Aube des damnés», également signé Ahmed Rachedi. À mi-chemin entre mémoire et comédie, le culte «Hassan Terro» de Mohamed Lakhdar-Hamina figure aussi au programme.
Le registre de la comédie populaire, très prisé du public estival, sera lui aussi largement représenté à travers plusieurs classiques du genre, à l’image des «Vacances de l’inspecteur Tahar» de Moussa Haddad et du «Clandestin» de Benamar Bakhti, deux œuvres qui ont marqué durablement la comédie sociale algérienne, aux côtés d’«Aïla ki Nass» d’Amar Tribèche et du film culte «Tahia Ya Didou» de Mohamed Zinet, portrait pionnier de la ville d’Alger.
Le programme réserve par ailleurs une place au jeune public et aux productions les plus récentes, avec «L’Enfant d’Algérie» de Hakim Traïdia qui traite de la colonisation à travers le regard d’un enfant, «Opération Maillot» d’Okacha Touita qui retrace le parcours du militant anticolonialiste Henri Maillot, «Boubchir» de Kamel Yaïche, ainsi que les films d’animation «Batbout et Lambout» et «Un trésor venu d’une autre planète», tous deux réalisés par Iyfaz Maâtoub, et «Timgad Juventus» de Fabrice Benchaouche, entre autres titres destinés aux familles.
Les projections ont commencé début juillet à Sidi Fredj avant de s’étendre progressivement, tout au long de l’été, au parc des Sablettes, à Blida puis aux plages de Jijel, où les séances se poursuivront jusqu’à la mi-août, offrant ainsi à la population de plusieurs régions du pays un accès gratuit à un pan représentatif du patrimoine cinématographique algérien, ancien et récent. Le programme détaillé, avec les horaires et lieux exacts de chaque projection, est disponible via les canaux officiels du ministère de la Culture et des Arts, du CNC et du CADC.
Mohand Seghir

