Résultats du baccalauréat et du BEM : Le ministre de l’Éducation nationale salue les fruits d’un effort collectif
Le ministre de l’Éducation nationale, Mohammed Seghir Sadaoui, a attribué dimanche à Alger la progression des taux de réussite enregistrée cette année aux examens du Baccalauréat et du Brevet d’enseignement moyen (BEM) à la mobilisation conjointe de l’ensemble des acteurs du secteur, des enseignants aux parents d’élèves, dans un contexte scolaire marqué par une stabilité inédite. S’exprimant lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation des résultats du Baccalauréat, le ministre a d’abord situé cette performance dans le prolongement direct du climat apaisé qui a caractérisé l’année scolaire écoulée. Il a ainsi précisé que « la stabilité qui a caractérisé l’année scolaire a contribué à l’obtention de taux de réussite élevés au Baccalauréat, atteignant 56,18 % », un chiffre en nette progression par rapport à la session précédente, qui n’avait pas dépassé 51,57 %. Le constat est plus marquant encore s’agissant du BEM, où, selon ses termes, « le plus fort taux de réussite depuis le recouvrement de la souveraineté nationale a été enregistré cette année, atteignant 65,19 % ». Loin d’attribuer ces résultats à un facteur isolé, M. Sadaoui a insisté sur la dimension collective de cette réussite, évoquant « la conjugaison des efforts de l’ensemble des acteurs de la famille éducative dont les enseignants, les administrateurs, les inspecteurs, ainsi que les parents d’élèves et le partenaire social ». Cette synergie, a-t-il fait valoir, a permis de réunir les conditions propices à l’amélioration du niveau pédagogique et, in fine, à l’élévation des taux de réussite observée cette année.
Au-delà du bilan de cette session, le ministre a saisi l’occasion pour tracer les contours de sa feuille de route pour les prochaines années scolaires. Il a réaffirmé sa détermination à poursuivre la modernisation du système éducatif national, en misant en priorité sur le renforcement de la formation des ressources humaines et l’actualisation continue des connaissances et des programmes. Cette mise à niveau, a-t-il souligné, doit notamment passer par la formation des enseignants aux outils de l’intelligence artificielle ainsi qu’au perfectionnement en langues étrangères, deux leviers jugés désormais incontournables pour accompagner les mutations pédagogiques en cours, en plus du renforcement des effectifs et moyens humains mis à la disposition des établissements. S’agissant de la répartition géographique des performances, le ministre a indiqué que la wilaya de Tizi Ouzou conserve la tête du classement national avec un taux de réussite de 67,15 %, devançant Relizane (66,97 %) et Chlef (66,07 %), confirmant ainsi une hiérarchie régionale relativement stable d’une session à l’autre.
Sur le plan des filières, M. Sadaoui a fait état de résultats contrastés selon les spécialités. Si la filière Lettres et philosophie a enregistré une progression sensible de son taux de réussite, d’autres filières ont en revanche connu un recul modéré. La filière Arts s’est particulièrement distinguée, avec un taux de réussite de 100 %, une performance qui tranche avec les disparités observées ailleurs dans le classement par filière.
R.N.

