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Journée nationale de l’enfant : L’État réaffirme son engagement pour la protection des plus jeunes

À l’occasion de la Journée nationale de l’enfant, célébrée ce 15 juillet, les pouvoirs publics ont multiplié les initiatives à travers le pays pour réaffirmer la place centrale accordée à cette catégorie dans les politiques publiques algériennes, entre visites de terrain, annonces de projets et bilan des dispositifs déjà déployés. À Annaba, la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Soraya Mouloudji, a effectué une visite de travail au cours de laquelle elle a insisté sur le fait que la protection et la promotion de l’enfance constituent « un choix stratégique constant de l’Etat algérien », cette catégorie représentant selon elle « un pilier fondamental pour l’édification d’une société forte et cohérente, et un véritable investissement dans le présent et l’avenir du pays ». S’exprimant à l’hôtel Seybouse International en présence de la déléguée nationale à la protection et à la promotion de l’enfance, Meriem Cherfi, et du wali d’Annaba, Abdelkrim Laâmouri, la ministre a rappelé que la Constitution de 2020 avait consacré le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant, son article 71 faisant de la garantie des droits de l’enfant « une responsabilité partagée entre l’Etat, la famille et la société ». Mme Mouloudji a détaillé les volets de la prise en charge sociale intégrée mise en œuvre par son secteur, allant de l’accompagnement psychologique, social et juridique des enfants en danger jusqu’aux programmes destinés aux enfants à besoins spécifiques, en passant par la scolarisation, la prise en charge sanitaire et la protection contre toute forme de discrimination. Elle a également évoqué l’ouverture, cette année, des premiers centres spécialisés dans la prise en charge des troubles du spectre de l’autisme, dans le cadre du Plan national pour l’autisme approuvé par le président Abdelmadjid Tebboune le 1er juin 2025, une avancée qu’elle a présentée comme le signe du passage de l’Algérie « d’une logique d’assistance à une logique d’autonomisation ». La ministre a par ailleurs insisté sur le rôle de la prévention, qu’elle a qualifiée de « pilier fondamental de la protection des enfants contre les différents fléaux sociaux », citant l’élaboration d’un guide pratique destiné à unifier les mécanismes d’intervention face aux violences faites aux enfants, ainsi que la création d’une « cellule de vigilance cybernétique » au sein de l’Organe national de la protection et de la promotion de l’enfance, chargée de traquer les violations ciblant les enfants sur Internet. Pour la wilaya d’Annaba, elle a annoncé l’inscription, au titre du programme d’investissement 2027, de deux études pour la réalisation de centres psycho-pédagogiques ainsi qu’un établissement d’aide par le travail au profit des personnes à besoins spécifiques.

À Alger, c’est la présidente du Conseil national des droits de l’Homme, Maya Fadel-Sahli, qui a porté ce même message à travers une série de visites dans des établissements dédiés à l’enfance, notamment au CHU Mustapha-Pacha, à l’Etablissement de l’enfance assistée et au Centre spécialisé pour la protection des enfants en danger. Elle a salué « le rôle des différents intervenants pour garantir la prise en charge des enfants et préserver leurs droits, conformément au principe de l’intérêt supérieur de l’enfant », tout en réaffirmant l’engagement du CNDH à « poursuivre ses efforts dans le domaine de la protection et de la promotion des droits de l’enfant », qu’elle considère comme « une priorité nationale qui exige la conjugaison des efforts de l’ensemble des intervenants ».

Chokri Hafed

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