APC d’Oued El Aneb : Des « entraves » poussent une élue à la démission
La présidente de la commission des affaires sociales, culturelles, sportives et de la jeunesse de l’APC d’Oued El Aneb a décidé de jeter l’éponge. Dans une déclaration motivant sa démission, l’élue évoque un mandat marqué par « de nombreuses difficultés et entraves », tout en affirmant quitter l’assemblée avec la conscience tranquille.
Après plusieurs années d’exercice au sein de l’Assemblée populaire communale d’Oued El Aneb, dans la daïra de Berrahal, la présidente de la commission des affaires sociales, culturelles, sportives et de la jeunesse a choisi de mettre un terme à son mandat. Une décision qu’elle présente comme mûrement réfléchie et motivée par les conditions dans lesquelles elle dit avoir exercé ses fonctions. Dans sa déclaration, l’élue affirme avoir assumé sa mission avec « dévouement et sens du devoir », en faisant de la prise en charge des préoccupations citoyennes l’une de ses principales priorités. Elle cite particulièrement les catégories vulnérables et les personnes en situation de besoin, relevant du champ d’intervention de la commission qu’elle présidait.
Mais derrière cette démission se dessine surtout un malaise que l’élue attribue aux difficultés rencontrées au cours de son mandat. Elle évoque un contexte « marqué par de nombreuses difficultés et entraves », estimant que celles-ci l’auraient empêchée d’accomplir pleinement les missions qui lui étaient confiées. Sans détailler la nature de ces entraves, l’élue démissionnaire assure néanmoins avoir continué à porter les préoccupations des administrés auprès des instances compétentes et à rechercher des solutions, dans les limites de ses prérogatives et des moyens dont elle disposait. Elle dit ainsi vouloir quitter l’assemblée sans renier l’engagement pris envers les citoyens.
Cette démission intervient dans un contexte où les assemblées locales sont régulièrement confrontées à la difficulté de concilier les attentes croissantes des populations avec des moyens et des prérogatives parfois limités. Dans les communes, les élus sont souvent en première ligne face aux demandes liées à l’action sociale, à l’emploi, aux équipements de proximité ou encore à l’amélioration du cadre de vie, alors même que nombre de décisions dépassent leurs compétences directes.
Le départ de cette élue pose ainsi, au-delà du cas particulier d’Oued El Aneb, la question des conditions d’exercice du mandat local et de la capacité des commissions communales à faire remonter efficacement les préoccupations de la population. Cela rappelle également l’importance du dialogue et de la coordination au sein des assemblées pour éviter que les divergences ou les blocages ne finissent par affecter le fonctionnement de l’action locale.
Pour l’heure, aucune précision supplémentaire n’a été apportée publiquement sur la nature des difficultés évoquées dans sa déclaration. Il appartiendra donc aux instances concernées de donner, le cas échéant, leur clarification sur les circonstances ayant entouré cette démission. En quittant l’APC, l’élue affirme ne pas tourner le dos aux préoccupations des citoyens qu’elle dit avoir défendues durant son mandat. Son départ laisse surtout une question en suspens : derrière les « entraves » dénoncées, quels sont les véritables obstacles qui peuvent encore freiner l’action des élus au sein des assemblées locales ?
Sofia C.

