Vitesse de l’Internet mobile : Oran rejoint Alger dans le top 50 mondial
La ville d’Oran a fait son entrée, pour la première fois de son histoire, dans le cercle très fermé des cinquante villes les plus rapides au monde en matière d’internet mobile, venant ainsi rejoindre Alger qui occupait déjà une place dans ce classement de référence, a fait savoir dimanche le ministère de la Poste et des Télécommunications.
S’appuyant sur la dernière mise à jour mensuelle de la plateforme internationale de mesure « Ookla », le département ministériel a annoncé « l’entrée de la ville d’Oran, pour la première fois, dans le club des 50 meilleures villes au monde en matière de vitesse d’internet mobile, rejoignant ainsi la capitale, Alger, qui l’avait précédée dans ce classement de haut rang ». Cette double présence place désormais l’Algérie parmi un groupe restreint de nations capables d’aligner deux villes dans ce palmarès mondial. Le ministère souligne que le pays devient « l’un des rares pays à abriter simultanément deux villes dans le top 50, à l’instar du Qatar, de l’Arabie saoudite, des Etats-Unis, de la Chine, de la Corée du Sud, de la Belgique, du Portugal et de la Turquie ». Une comparaison qui donne la mesure de l’enjeu, puisque l’Algérie se trouve désormais associée à des économies numériques parmi les plus avancées de la planète.
Le bond réalisé par la capitale de l’Ouest algérien retient particulièrement l’attention. Selon le communiqué, Oran a signé « une performance remarquable en gagnant 12 places d’un coup, pour se hisser au 41e rang mondial avec un indice de vitesse de 197,09 Mbps ». Alger, de son côté, « a maintenu sa présence dans le classement en occupant la 42e place mondiale avec un indice de vitesse de 194,57 Mbps, enregistrant un léger recul d’une place par rapport à la mise à jour précédente ». Un recul minime qui ne remet pas en cause la constance de la capitale dans ce classement de prestige.
Pour le ministère, cette double performance revêt une portée qui dépasse le simple symbole. Le communiqué insiste sur le fait qu’« Alger et Oran figurent, pour la première fois dans l’histoire de ce classement, ensemble parmi les 50 villes les plus rapides au monde dans le domaine de l’internet mobile », une avancée présentée comme le reflet d’« une modernisation à grande échelle des infrastructures pour englober d’autres wilayas à travers le territoire national ». L’enjeu affiché par les autorités est donc bien celui d’une dynamique appelée à s’étendre au delà des deux métropoles, vers l’ensemble du territoire national.
Ces résultats s’inscrivent dans une tendance haussière que confirment les statistiques nationales publiées par Ookla. D’après l’indice mondial des pays, « la vitesse moyenne de téléchargement (Download) sur mobile en Algérie est passée de 40,86 Mbps en juillet 2025 à 78,36 Mbps en juillet 2026, soit une augmentation de près du double (+91 %) en une seule année ». Une progression qui traduit l’ampleur des investissements engagés dans les réseaux mobiles à travers le pays.
Le secteur de l’internet fixe n’est pas en reste. La même source fait état d’« une amélioration sensible des performances au niveau national », précisant que la vitesse moyenne de téléchargement est passée « de 50,85 Mbps en juillet 2025 à 90,45 Mbps en juillet 2026, soit une hausse de plus de 77 % en un an, portée par l’expansion continue du déploiement des réseaux de fibre optique à travers les différentes wilayas du pays ».
Ces indicateurs convergents, tant sur le mobile que sur le fixe, dessinent la trajectoire d’une Algérie numérique en pleine accélération, où l’enjeu des infrastructures télécoms s’impose désormais comme un terrain de compétition à l’échelle internationale.
Samir Benisid

