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Violences de rue en Europe  : L’ONU somme les États de ne pas sacrifier le droit de manifester

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a fustigé mardi les débordements survenus lors des mobilisations en France, en Belgique, en Italie, en Albanie et au Portugal, mais il a aussi pointé des informations faisant état d’un usage excessif de la force par les polices, y compris à l’encontre de mineurs. Dans un communiqué, le responsable onusien rappelle que les États ont l’obligation de protéger le droit de se rassembler pacifiquement, tout en veillant à ce que les auteurs de violences et de dégradations répondent personnellement de leurs actes. Les opérations de maintien de l’ordre, insiste-t-il, doivent rester légales, nécessaires et proportionnées. Il réclame des enquêtes rapides, efficaces et indépendantes sur les allégations d’abus, ainsi qu’une réparation pour les victimes. M. Türk salue certaines initiatives destinées à calmer les tensions, mais appelle à aller plus loin avec un dialogue ouvert à tous, en particulier aux jeunes, et des réponses concrètes sur l’école, les services publics, le logement, le coût de la vie et les inégalités. Les motifs de la colère varient d’un pays à l’autre, moyens de l’enseignement et pouvoir d’achat en France, refus de l’austérité en Belgique, difficultés économiques en Italie, corruption et avenir des étudiants en Albanie. Plusieurs rassemblements ont donné lieu à des affrontements, des pillages et des dégâts matériels. Au Portugal, où la protestation porte sur l’accès au logement, la police a démantelé mardi deux campements à Lisbonne et à Porto et interpellé 55 personnes. 

R.I.

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