Hausse des prix des fruits et légumes à la veille de l’Aïd : Les explications du président de l’association des commerçants

A quelques jours de l’Aïd, les marchés connaissent une flambée des prix des fruits et légumes. Une flambée qui irrite les citoyens qui s’interrogent sur la récurrence de ce phénomène à l’approche de toutes les fêtes.

Sur les marchés, la mercuriale repart à la hausse à un rythme vertigineux sans que les ménages n’aient la moindre explication.  Les produits largement consommés durant les journées de l’Aïd ont ainsi vu leurs tripler ou quadrupler pour certains comme la courgette qui enregistre le record de cette année. Etant cédé à 40 dinars durant toute la semaine précédente, celle-ci a sauté jusqu’à 200 dinars.La liste des produits qui enregistrent des records n’est pas limitée à la courgette mais on observe aussi les prix exorbitants des haricots verts qui ont quadruplé.  En l’espace de quelques heures, les fruits et légumes frais ont vu leur prix partir à la hausse sans aucun avertissement. Les citoyens n’ont pas hésité à exprimer leur colère quant à ce phénomène qui devient récurrent malgré les promesses de trouver des solutions définitives par l’organisation de la chaîne de vente.

C’est justement dans l‘objectif d’avoir des éclaircissements sur ce phénomène récurrent que nous avons joint M. Tahar Boulenouar, président de l’Association nationale des commerçants algériens. Ainsi, notre interlocuteur précie d’abord que la moyenne de l’augmentation des prix se situe entre 20 et 30% et elle ne concerne que les fruits et légumes et pas les autres produits d’alimentation qui restent disponible et stables en matière de prix. M. Boulenouar explique ainsi que l’augmentation des prix des fruits et légumes est due au « fait que les ouvriers du domaine de l’agriculture rentrent chez eux passer l’Aïd trois à quatre jours avant l’Aïd provoquant par conséquent une baisse notable de la production ». Ce phénomène est observé parce, qu’ajoute-t-il, les agriculteurs recrutent des ouvriers de régions lointaines. Ce qui nécessite trois à quatre jours d’absence. Notre interlocuteur avance aussi une autre cause relative, celle-ci, à l’absence de programme de permanence chez les agriculteurs qui ne travaillent pas les jours de l’Aïd contrairement aux autres commerçants qui eux assurent des permanences. Ce phénomène, affirme M. Boulenaouar, provoque une baisse de l’offre face à une augmentation de la demande la veille des occasions occasionnant par conséquent des pénuries et des hausses des prix. 

Enfin, pour mettre définitivement un terme à ce problème qui irrite les citoyens, le président de l’Association nationale des commerçants algériens recommande de développer le système de stockage dans le secteur de l’agriculture pour augmenter les quantités de la récolte stockée. Le système de recrutementdes ouvriers devrait aussi être revue pour rapprocher le lieu de travail et leurs foyers afin de réduire la durée de l’absence durant ces périodes et ces occasions, estime Tahar Boulenouar.

Akli Amor