Ali Mahmoudi directeur général des forêts : Le durcissement des peines contre les pyromanes est une bouée de sauvetage

Le durcissent des peines d’emprisonnement à l’égard des pyromanes, pouvant aller jusqu’à trente années de prison ferme, est une « bouée de sauvetage » de l’avis du Directeur général des forêts, Ali Mahmoudi.
« Nous saluons fortement la décision du président de la République suite à la présentation d’un point sur la situation des feux de forêts lors du dernier Conseil des ministres », a indiqué hier sur les ondes de la Radio nationalele Directeur général des forêts,.
Il affirmera par rapport à ce chapitre relatif à l’aspect juridique, que la direction générale des forêts « est en phase de la révision de la loi cadre du régime général des forêts pour en faire, une loi qui s’inscrit dans le développement durable ».
L’invité de la radio algérienne expliquera quela révision de la loi cadre régissant le patrimoine forestierse fera en étroite collaboration avec le ministère de la justice, également appelé à la préparation de la mouture sanctionnant les actes de sabotages qui visent le patrimoine forestier.
Ali Mahmoudi, revient sur les derniers incendies qui ont ravagés des hectares de forêts dans la wilaya de Khenchela, « dont les auteurs ont été malheureusement libérés malgré toutes lesdonnéesfournies par les éléments de la gendarmerie nationale », indiquant que « celui qui a é été désigné pour traiter cette affaire a exigé des preuves matérielles ».Il espèrera que la Justice « va s’appliquer d’avantage en donnant des cas d’école », citant le cas de la wilaya de Bouira, où l’auteur « pris en flagrant délit, suivie d’une reconstitution des faits, reprise par la télévision et qui a écopé de six mois de prison ferme ».
Le Directeur général des forêts, rappellera que le régime général des forêts a été élaboré en 1984, et qu’il a donc trente sept années d’existence, qualifiant « d’obsolètes » les peines prononcées contre les auteurs des feux de forêts, qui se résument selon, lui à de simples amendes ne dépassant pas les deux milles dinars.Il révèlera que le document fourni par l’administration au contrevenant qui une fois l’amende payée,lui sert par la suite d’acte de propriété sur le terrain qu’il avait défraichi et qui était la cause d’un incendie de forêt.
« Les nouveautés qui vont être apportées, c’est une adaptation aux nouveaux changements globaux, comme les changements climatiques », tenait à expliquer Ali Mahmoudi, précisant que la refonte des textes se fera conjointement par le ministère de la Justice et celui de l’Agriculture et du Développement rural.
Il estime par la suite, que le projet de l’inscription du patrimoine forestier dans le processus de développement durable et de sa participation à l’économie nationale,a été freiné par l’absence d’un ancrage juridique, citant à titre d’exemple l’apport de la direction des forêts en faveur de la reconstitution des filières bois et liège, dans l’optique de participer à cette économie durable souhaitée par le secteur qu’il dirige.L’invité de la radio citera d’autres exemples s’inscrivant également dans cette économie durable, dont celle de la culture des plantes à parfums et médicinales ainsi que l’introduction d’espècesd’arbres à croissance rapide au niveau du barrage vert.
IdirYaghmoracen

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