Ghaza : HumanRights Watch appelle à une enquête de la CPI

L’ONG HumanRghts Watch a appelé hier à une enquête de la Cour Pénale internationale sur les violations commises par les forces d’occupation israéliennes dans la bande de Ghaza, lors de l’agression du mois de mai dernier.

Human Rights Watch a enquêté sur trois frappes aériennes israéliennes qui ont causé la mort de 62 civils palestiniens, dans des zones où aucune cible militaire évidente ne se trouvait.

Les Nations Unies ont affirmé que lors de l’agression du mois de mai dernier, les attaques menées les forces d’occupation israéliennes ont causé la mort de 260 Palestiniens, dont au moins 129 civils, parmi lesquels 66 étaient des enfants. Le ministère de la Santé de Gaza a déclaré que les forces de l’entité sioniste avaient blessé 1 948 Palestiniens, dont 610 enfants.

Depuis fin mai, Human Rights Watch a mené des entretiens en personne avec 30 Palestiniens qui ont été témoins des attaques israéliennes, étaient des proches des civils tués, ou étaient des habitants des zones ciblées. Human Rights Watch s’est également rendu sur les lieux de quatre de ces attaques, a inspecté des débris de munitions et analysé des images satellite, des séquences vidéo et des photos prises après ces attaques.

Human Rights Watch a axé ses investigations sur trois attaques israéliennes qui se sont soldées par un lourd bilan de victimes civiles.

Le 10 mai, près de la ville de Beit Hanoun, un missile guidé israélien s’est abattu à proximité de quatre maisons de la famille al-Masri, tuant huit civils, dont six enfants. Le 15 mai, une bombe téléguidée a détruit un immeuble de trois niveaux dans le camp de réfugiés d’al-Chati, tuant 10 civils, deux femmes et huit enfants de deux familles apparentées. Et le 16 mai, une série de frappes aériennes israéliennes, qui a duré quatre minutes, a visé la rue al-Wahda à Gaza, provoquant l’effondrement de trois immeubles de plusieurs étages et tuant 44 civils.

Le 30 mai, Human Rights Watch a sollicité l’autorisation pour quelques-uns de ses chercheurs expérimentés d’entrer à Gaza afin de poursuivre les enquêtes sur la manière dont se sont déroulées les agressions; toutefois, le 26 juillet, l’entité sioniste rejeté cette demande.

R.I.

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