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Bien que la propagation véloce du variant Delta du coronavirus a pris au début les autorités sanitaires, celles-ci commencent à voir venir et à mettre en place une riposte, laquelle passe par la mise en place d’un nouveau protocole de traitement, mais aussi l’accélération de la campagne de vaccination grâce à la réception de 9 millions de doses supplémentaires durant le mois d’août.

Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière s’apprête à lancer un nouveau protocole médical pour le traitement contre le variant Delta du Covid 19. La nouvelle a été révélée hier par le responsable du secteur, Pr Abderrahmane Benbouzid qui prenait part à la campagne de vaccination organisée par le ministère de la Pêche et des Produits halieutiques. « Nous avons un protocole thérapeutique complètement modifié. Et nous nous apprêtons à donner des directives à destination de l’ensemble de nos confrères dans tous les établissements de la santé afin d’adopter le même protocole thérapeutique, en sus d’autres orientations liées à l’opération de vaccination », a-t-il affirmé à l’APS tout en précisant que ce dernier a été adapté à la situation épidémiologique actuelle et sera mis en œuvre dans tous les hôpitaux du territoire national ».Le ministre de la Santé précisera, en outre, que le protocole prévoit la levée de l’obligation d’avoir au préalable fait les analyses PCR avant de se faire vacciner comme il est d’usage dans certaines wilayas du pays. Le Pr Benbouzid a également tenu à lever certaines équivoques sur la situation épidémiologique actuelle, notamment les causes des nombreux décès recensés au cours de cette troisième vague. Il a ainsi estimé que « les décès enregistrés actuellement sont causés par l’agressivité du virus et non par le manque d’oxygène. Cette matière est disponible et aide certains cas, mais elle n’est pas la seule solution pour tous les patients ». Le Pr Benbouzid a tenu à assurer de la disponibilité en quantités suffisantes de l’oxygène dans les structures sanitaires. D’ailleurs, ajoute-t-il, des indicateurs font ressortir  « une baisse de la demande sur cette matière vitale ».

Toujours au sujet de l’oxygène, le ministre a déploré que de nombreux cas arrivent dans les hôpitaux dans une situation désespérée dans un état  qui fait que leur corps ne peut recevoir d’oxygène même si des appareils respiratoires sont placés pour eux, à cause des dégâts occasionnés par le virus sur leurs poumons. Un constat qui fait dire au Pr Benbouzid que les autorités sanitaires doivent plutôt fournir cette matière au profit des« qu’on peut guérir ». Évoquant la pénurie d’équipements d’oxygénothérapie, le ministre a annoncé la prochaine réception d’un lot de 3.000 concentrateurs les 7 et 10 août courant, tandis que des centaines de concentrateurs d’oxygène acquis par le ecteur ont été distribués sur l’ensemble du territoire national.Le travail se poursuit avec les ambassadeurs d’Algérie dans plusieurs pays européens pour l’acquisition « des les plus brefs délais» de concentrateurs et de générateurs d’oxygène auprès des producteurs de cette substance vitale, a indiqué M. Benbouzid.

Enfin, le ministre de la Santé a assuré de la disponibilité des doses de vaccin contre le Coronavirus « en quantités suffisantes ».Supervisant le lancement de la campagne de vaccination au niveau de l’Ecole nationale supérieure du tourisme (ENST) à l’Hôtel El Aurassi, de concert avec le ministre du Tourisme et de l’Artisanat Yacine Hamadi, le ministre a fait savoir hier qu’il a été procédé à la mise à disposition, pour courant août, « de plus de 8 millions de doses du vaccin chinois (SINOVAC) et d’un million de dose du vaccin anglo-suédois AstraZeneca, en vue de la vaccination d’ »un plus grand nombre possible de citoyens, notamment dans les régions et villages enclavés et isolés ».Rappelant « la situation difficile et inquiétante » que connait actuellement l’Algérie en raison de la propagation de l’épidémie de Coronavirus et de la hausse des cas de contamination et des décès, le ministre a relevé tous les efforts et les actions de solidarité qui sont toujours déployés par tout un chacun en vue d’une bonne prise en charge des patients atteints.Dans ce cadre, il a mis en avant « le travail colossal qu’effectuent les établissements hospitaliers et la société civile, en vue d’assurer la disponibilité de l’oxygène », saluant le « sursaut de solidarité des citoyens qui ont prêté main forte avec leur argent et leur bras pour acquérir ou produire cette matière ».

Akli Amor