Bilan provisoire des incendies à Béjaïa : Plus de 4.000 hectares ravagés

Pas moins de 4.160 hectares ont été ravagé à Béjaïa, selon un bilan provisoire publié par la cellule de communication de la Protection civile laquelle fait partde foyerstoujours en activité dans les régions de Souk El Tenine, Adekar et Barbacha et Darguina ainsi que Boukhlifa.  La même source indique toutefois que « ces foyers ne sont pas très importants car ils ne dépassent pas une superficie d’un hectare ».

Les services de la CRMAen coordination avec les services agricoles de Béjaïa, commencent à recueillir des informations quant aux pertes subies par les agriculteurs et les éleveurs.Les pertes en différents arbres fruitiers, notamment l’olivier, se chiffrent en milliers à travers toute la région, en plus des figuiers et différentes espèces comme le chêne liège, le carroubier, le pin maritime en plus de centaines de ruches et de poulaillers.Cinq personnes ont péri dans ces incendies, dont quatre d’une même famille du côté d’Ait Sidi Ali et un autre dans la région d’Aokas.Selon des témoignages que nous avons recueillis auprès de personnes âgées, jamais ils n’avaient vécu des incendies de cette ampleur, déplorant tout de même l’absence d’entretien des champs et des espaces situés à la lisière des forêts.

« Je suis âgé de quatre vingt-six ans.De ma vie je n’ai vu d’aussi gigantesques feux, ravageant tout sur leur passage », nous a déclaré El Hadj El Hachemi, indiquant que lorsq’il était jeune, les habitants des villages procédaient avant l’arrivée des grandes chaleurs à des nettoyages et à des opérations de désherbages à travers leurs champs et les espaces situés aux alentours des massifs forestiers, ce qui limite selon lui, l’ampleur des incendies.

Une tradition qui n’existe pratiquement plus dans les villages en Kabylie ou ailleurs, malgré les campagnes de sensibilisations appelant à des opérations de nettoyages et de désherbages pour éviter les grands incendies.

A ces négligences devenues depuis plusieurs années monnaie courante, se greffe le problème des décharges sauvages que l’on voit partout.Les images parlent, en effet, d’elles mêmes.Il n’existe pratiquement plus un espace forestier entretenu et qui n’est pas envahi de toutes sortes de détritus, allant du verre jusqu’au plastic et autres produits pouvant être à l’origine de départs de feux.

On ne sait pas encore si la leçon de ces incendies sera oui ou non retenue mais une chose est certaine, comme l’ont affirmé des éléments de la Protection civile, tous ces détails, allant d’une simple opération de désherbage jusqu’à celles qui consistent à éliminer les décharges sauvages à travers les forêts, sont des gestes qui peuvent réduire l’ampleur des incendies fussent-ils d’origine criminelles.

B. Amrani

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