DébatsL'éditorial

Les leçons du passé

Par Melissa Roumadi-Belferag

“Le mal caché est le plus grave. ” Publius Syrus, poète latin.

Les évènements que nous avons récemment vécus ont choqué l’ensemble de nos concitoyens. La violence inouïe a frappé les habitants de régions entières, touchés dans leur chair par une multitude d’incendies criminels et la barbarie avec laquelle Djamel Bensmail a été exécuté. Quoi que l’on en dise, et quelles que soient les tentatives de manipulation et récupération entreprises par les deux groupes terroristes, MAK et Rachad, pour semer le doute, la division et la haine, les drames récents doivent titiller notre mémoire. Car Rachad, qui tire son essence du Fis dissous, et le MAK qui se nourrit de la même essence, usent aujourd’hui du même mode opératoire qu’il y a trois décennies. Ils recourent à ce discours qui promeut faussement la démocratie et les valeurs universelles, mais n’hésitent à faire couler le sang des innocents pour parvenir à leur fin. Les plus âgés se souviennent encore de la violence avec laquelle les groupes terroristes ont décidé de frapper le peuple algérien en l’endeuillant à travers les multiples attentats qu’ils ont perpétrés à commencer par celui de l’aéroport d’Alger. C’est de cette même violence qu’ils usent aujourd’hui pour déstabiliser le pays et nous diviser. Ils ont largement usité de la théorie du « Qui tue qui » durant la décennie noire pour nous déchirer et ils usent aujourd’hui du même genre de propagande pour nous soumettre à leur diktat.

Leur jeu est clair pour quiconque puise dans sa mémoire pour mieux appréhender ce qui ce passe aujourd’hui. Car le passé définit le présent et le futur. C’est aussi le passé et la mémoire qui nous permettent de trouver les ressources pour faire face aux menaces présentes. C’est la mémoire qui nous apprend aujourd’hui, alors que nous célébrons le double anniversaire des attaques du Nord constantinois et du Congrès de la Soummam, que c’est grâce à son unité que le peuple algérien a réussi à faire face à ses ennemis d’hier et d’aujourd’hui.

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