Augmentation de la production agricole : « Il faut agir vite ! »

L’augmentation de la population algérienne ainsi que les conditions climatiques et la conjoncture actuelle marquée par des conflits impactant les approvisionnements en produits alimentaires appellent à accélérer les démarches visant l’augmentation de la production agricole.

La mise en valeur des terres et l’augmentation des superficies des terres arables ont été des sujets longuement abordés hier par  l’expert en gestion durable des terres, Khalifa Abdelkader. Invité à s’exprimer sur les ondes de la Radio algérienne, l’expert a précisé que « cette mise en valeur s’inscrit automatiquement dans le processus d’extension des terres arables ». Khalifa Abdelkader a expliqué que « cette démarche stratégique a pour objectif l’augmentation de la production agricole » car, estime-t-il, dans toute stratégie de développement notamment dans l’agriculture, les besoins alimentaires des populations obligent automatiquement de mettre en place des dispositifs permettant d’avoir des superficies agricoles nécessaires pour produire ces besoins ». Pour l’expert, « il faut agir très vite  dans cette démarche ». L’augmentation de la population algérienne ainsi que les conditions climatiques et la conjoncture actuelle marquée par des conflits impactant les approvisionnements en produits alimentaires appellent en effet, explique-t-il, à accélérer les démarches visant l’augmentation de la production agricole nationale.  Aussi, se basant sur les expériences passées dans ce domaine, « nous avons toutes les possibilités d’agir mais de manière intelligente » dans le cadre de nos stratégies visant à assurer notre sécurité alimentaire. La stratégie nécessite quelques préalables tels que les statistiques pour aller au bout des objectifs assignés, explique-t-il.

Par ailleurs, évoquant les détails de cette expérience algérienne dans la préservation des terres arables, M. Khalifa citera l’exemple de  l’introduction par l’Algérie de cinq paragraphes pour la neutralisation de la dégradation des terres. Une expérience qui a aussi, fait-il remarquer, ses échecs par manque de vision et surtout pour des entraves bureaucratiques. « Mais des échecs qui ne nous empêchent pas d’aller vers des succès d’autant plus que l’Algérie est très outillée avec notamment des  surfaces très grandes à l’instar des 13 millions d’hectares de  terre de montagnes étudiées, 32 millions d’hectares de terre de steppique outre les terres à valoriser dans le Sahara », fait-il toutefois remarquer.

Enfin, M. Khalifa préconise d’intensifier les opérations de reboisement, vu leur importance dans la mise en valeur des terres. Le reboisement, explique-t-il, « permet de préserver les sols. La déforestation engendre la perte des terres cultivables et réduit ainsi la superficie utilisée dans l’activité agricole ». M. Khalifa met ainsi l’accent sur  la nécessité d’avoir une stratégie basée sur une vision claire avec des objectifs clairs pour atteindre l’autosuffisance alimentaire dans un monde marqué par des changements climatiques et des conflits. 

Kamel Nait Ameur

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