Arkab à propos de la décision de maintien des quotas de production : L’Opep+ n’a pour objectif que de « préserver les équilibres du marché »

Le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, a affirmé, une nouvelle fois hier, les objectifs du cadre de coordination instauré dans le cadre de la Déclaration de coopération entre les pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et  leurs alliés non-Opep. Des objectifs assis sur la préservation des équilibres du marché et de ses fondamentaux, assuré Mohamed Arkab au lendemain de la réunion de l’Opep+ qui a décidé dimanche de maintenir les quotas de production de pétrole inchangés dans un contexte d’incertitudes grandissantes sur le marché.  « L’équilibre du marché est l’objectif suprême escompté à travers les décisions de l’OPEP et de l’OPEP+.Nous œuvrons toujours à atteindre cet équilibre. Tous nos rapports au sein de l’OPEP et de l’OPEP+, appuient cette vision et cette stratégie. Notre objectif est d’assurer des approvisionnements sains pour que les fondamentaux du marché mondial soient aussi sains », a ainsi indiqué le ministre, dans une déclaration à la presse, en marge des travaux de la Conférence africaine des startups.Arkab a également expliqué que la décision de dimanche intervient après le constat de « certains dysfonctionnements sur le marché et décidé de poursuivre nos efforts communs entre les pays de l’OPEP et non OPEP, en vue d’appuyer notre décision du mois d’octobre passé et poursuivre le plan jusqu’à fin 2023″, avant d’ajouter que le Comité interministériel de suivi de ces décisions se réunira le 1er février 2023, en vue d’examiner le marché mondial du pétrole, pour prendre des décisions opportunes pour la conjoncture.

Il est utile de rappeler dans ce contexte que le marché reste soumis à d’intenses fluctuations alimentées par des incertitudes grandissantes susceptibles d’affecter l’offre et la demande au cours des prochains moins, à l’image des craintes de récession de l’économie mondiale, de l’évolution de la politique zéro-covid en Chine et du plafonnement des prix du pétrole russe à 60 dollars par le G7+Australie, lequel a pris effet hier. Ce dernier facteur a d’ailleurs contribué à une hausse des cours du brut de même que la décision de l’Opep+ de maintenir les quotas inchangés.

Hier, au premier jour de la semaine de cotation sur les marchés, le baril de Brent de Mer du Nord pour livraison en février s’échangeait sur le London Stock Exchange s’échageait à 88,09 dollars à 13H30 GMT augmentant ainsi de 2,94%. A New York le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison en janvier, montait de 3,01%, à 82,39 dollars.

Le Kremlin a assuré lundi que le plafonnement n’aurait pas d’impact sur l’offensive de Moscou en Ukraine, mettant en garde contre une « déstabilisation » du marché mondial de l’énergie.La Russie a aussi prévenu à plusieurs reprises qu’elle ne livrerait plus de pétrole aux pays qui adoptent cette mesure.Ce nouveau train de sanctions devrait entraîner « une baisse de la production pétrolière du pays de l’ordre d’un million de barils par jour », affirme Stephen Brennock, de PVM Energy. »Parfois, le meilleur plan d’action est de ne rien faire », renchérit l’analyste à propos de la décision de l’OPEP+, compte tenu du climat incertain actuel dans le marché pétrolier.D’autant que le groupe a précisé dans un communiqué de presse dimanche qu’il était prêt à se réunir « à tout moment » pour prendre des « mesures supplémentaires immédiates » si besoin. »En d’autres termes, il recalibrera les niveaux de production à mesure que la situation de l’offre russe se précisera au cours des prochaines semaines », poursuit M. Brennock, l’impact concret des mesures prises contre Moscou restant encore flou.L’analyste rappelle aussi que l’incertitude plane toujours autour de la demande en Chine, premier importateur mondial de brut, « où un effort important semble être en cours pour assouplir les restrictions » sanitaires qui ralentissent l’économie du pays.

Mais encore une fois, l’ampleur de ces efforts et l’incidence que cela aura sur la demande l’an prochain sont très incertains.

Chokri Hafed

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