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Des corridors économiques pour l’Afrique

Le président de la République a annoncé hier la création de 5 zones franches entre l’Algérie et 5 pays du voisinage, soit la Tunisie, la Mauritanie, la Libye, le Mali et le Niger, dans l’objectif de renforcer l’intégration régionale. Une intégration qui s’appuie sur des corridors économiques assis sur des projets concrets d’infrastructures et qui sont en cours de réalisation et qui permettront de relier via l’Algérie le Sahel à la Méditerranée et à l’Atlantique via les réseaux routiers et de chemin de fer, de renforcer la connectivité et d’améliorer l’accès à l’énergie.

L’Algérie est fermement engagée dans le processus d’intégration économique africaine. Une intégration qui peut pleinement libérer le potentiel de croissance dans le continent et sortir des millions de personnes de la pauvreté. Selon les données du FMI, la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale africaine permettra de sortir de 30 à 50 millions de personnes de la pauvreté. L’intégration économique est dans ce sens un facteur de prospérité, mais aussi de sécurité et de stabilité dans le continent. L’engagement de l’Algérie en faveur de l’intégration économique a d’ailleurs été réaffirmé hier par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lors de sa participation par visioconférence, à l’occasion de la 41e réunion du Comité d’orientation des chefs d’Etat et de Gouvernement du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD). Le Président Tebboune a réaffirmé, mardi, l’engagement et l’attachement de l’Algérie à la réalisation des objectifs de développement économique et d’intégration continentale, et l’amélioration de l’efficacité des processus d’intégration économique en Afrique.Il a indiqué que cette complémentarité était essentiellement liée à l’amélioration des infrastructures à travers le renforcement des partenariats Public/Privé, l’exploitation des ressources nationales, le recours aux fonds régionaux et internationaux de développement des infrastructures et à d’autres outils de financement innovants. Il s’agit, également, de l’amélioration des réseaux régionaux de production et de commerce à travers le renforcement des capacités de  production, la poursuite des efforts visant à promouvoir le rôle du secteur industriel, mais aussi à adhérer aux chaînes des valeurs ajoutées à l’échelle mondiale, en favorisant la diversité des industries africaines, a ajouté le président de la République, rappelant que l’Algérie accordait une importance capitale à l’investissement dans les secteurs des infrastructures et des installations de base, notamment dans des domaines vitaux tels que l’énergie, les transports et les télécommunications. Le président de la République a dans ce sens mis en avant les projets concrets mis en œuvre par l’Algérie d’abord au niveau de la région du Maghreb et du Sahel afin de stimuler les échanges commerciaux et les investissements dans cette région, mais aussi la création de grands corridors économiques qui relie la Méditerranée, le Maghreb, le Sahel et l’Atlantique grâce à un réseau infrastructures d’envergure et qui sont d’ailleurs en cours de réalisation. Des projets qui sont susceptibles d’ailleurs de sortir certains pays de la région, notamment ceux du Sahel de leur enclavement et de leur permettre d’améliorer leur accès à l’énergie, ainsi que la connectivité.

Dans ce cadre, il a rappelé les projets d’envergure à dimension continentale lancés par l’Algérie, à l’instar de la route transsaharienne reliant six pays africains et du projet de la Route reliant la ville de Tindouf et celle de Zouerate en Mauritanie.

L’Algérie a lancé, aussi, le projet de la Dorsale transsaharienne à fibre optique pour développer l’économie numérique régionale dans le Sahel, ainsi que le gazoduc transsaharien qui transporte le gaz du Nigéria vers l’Europe en passant par l’Algérie et le projet de développement du réseau de transport ferroviaire sur tout le territoire national, pouvant s’étendre aux pays voisins, suivant la vision de la route transsaharienne, a-t-il ajouté.

Le Président de la République a appelé à « la nécessaire mobilisation de davantage de ressources humaines, techniques et financières en vue d’exécuter les principaux projets continentaux inscrits au titre de l’agenda africain de développement à l’horizon 2063, en plus du renforcement des efforts de réalisation de la complémentarité et de l’intégration continentales, dont l’accélération de la mise en œuvre de l’accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine ». Il a, également, appelé à soutenir les initiatives visant le développement de l’Afrique, notamment les projets d’infrastructures et de transition industrielle dans le cadre de l’instauration de la sécurité et la réalisation du développement escompté.

Abdelmadjid Tebboune, a également annoncé que « l’Algérie connaîtra, en 2024, la création de zones franches avec des pays frères, à commencer par la Mauritanie, puis les pays du Sahel tels que le Mali et le Niger, outre la Tunisie et la Libye ».

Le président de la République a plaidé pour le soutien aux initiatives confortant le développement en Afrique, notamment les projets d’infrastructures et de transition industrielle, dans le cadre de l’instauration de la sécurité et la réalisation du développement escompté. L’occasion était pour le président de la République de saluer l’initiative des 100.000 petites et moyennes entreprises, lancée par l’Agence en 2022 en vue de soutenir la capacité de ces entreprises à s’intégrer dans le commerce transfrontalier, de même que le lancement de l’initiative de relance de l’Afrique afin de renforcer les compétences des jeunes africains en matière de création et de management d’entreprises et d’entrepreneuriat.  « 

Hocine Fadheli

Attaf à Addis Abeba pour participer à la réunion du Conseil exécutif de l’UA

Le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ahmed Attaf est arrivé, mardi à Addis Abeba, en République Fédérale démocratique d’Ethiopie, pour participer aux travaux de la 44e session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA), prévus mercredi et jeudi, a indiqué un communiqué du MAE.Selon la même source, la réunion s’inscrit dans le cadre des préparatifs du 37e  Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA), prévu samedi et dimanche.A l’ordre du jour de cette réunion, « l’examen de plusieurs questions liées aux développements internationaux et régionaux ainsi qu’à l’action africaine conjointe aux plans sécuritaire, politique, économique et social ».

Selon l’Union africaine, 37e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement permettra d’examiner les questions liées à la paix et à la sécurité, ainsi que l’intégration régionale et de développement dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine. Le sommet permettra également de désigner le nouveau président en exercice de l’organisation panafricaine. Rappelons dans ce contexte que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a eu lundi un entretien téléphonique avec le président de la République islamique de Mauritanie, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, et au cours duquel il  » a félicité son homologue mauritanien pour sa désignation comme candidat de la région Afrique du Nord à la présidence lors du prochain Sommet de l’Union africaine ». « 

R.N.

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