Sénégal: Léger remaniement gouvernemental après les législatives
Le paysage politique sénégalais connaît une reconfiguration significative suite aux élections législatives du 17 novembre 2024, marquant une période de transition et de consolidation pour le pouvoir nouvellement élu. La victoire éclatante du Pastef (Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité) a ouvert la voie à des mutations institutionnelles stratégiques, illustrant la volonté du nouveau gouvernement de réorganiser l’appareil étatique. La première transformation majeure concerne la présidence de l’Assemblée nationale. El Malick Ndiaye, jusqu’alors ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, a été élu président de l’Assemblée nationale pour un mandat de cinq ans. Âgé de 41 ans et détenteur d’un diplôme en management, commerce international, transport et logistique, M. Ndiaye a dû démissionner de son poste ministériel pour endosser cette nouvelle responsabilité. Sa candidature, unique, a été validée par ses pairs au sein des 165 députés nouvellement élus, confirmant la forte majorité du Pastef.
Parallèlement, Ousmane Sonko, architecte de la victoire présidentielle de Bassirou Diomaye Faye, a fait le choix stratégique de demeurer Premier ministre. Renonçant à son mandat de député, il a clairement signifié sa volonté de poursuivre le travail gouvernemental aux côtés du président. Ce repositionnement s’accompagne d’un léger remaniement gouvernemental orchestré par le président Bassirou Diomaye Faye. Yankhoba Diémé, précédemment ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les institutions, prend le portefeuille des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens, succédant à El Malick Ndiaye. Son ancien poste est attribué à Abass Fall, un ancien député effectuant ses premiers pas gouvernementaux. Le Premier ministre Ousmane Sonko a souligné la reconduction d’un gouvernement maintenu à 25 ministres et cinq secrétaires d’État, signalant une relative stabilité malgré ces ajustements. Le Pastef a remporté une majorité écrasante de 130 sièges sur 165 à l’Assemblée nationale.
R.I.