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Constantine : Cap sur le développement des cultures oléagineuses

La démarche répond aux nouvelles orientations des pouvoirs publics et à la feuille de route du ministère de l’Agriculture pour le quinquennat 2020-2025, qui place au centre des préoccupations les cultures stratégiques.

Adhérant à la politique publique visant la promotion des cultures destinées à la transformation agroalimentaire, la Direction des services agricoles (DSA) de la wilaya de Constantine a mis en place un nouveau plan de développement agricole, qui place au centre des priorités la culture des oléagineux, à savoir le Colza, le Tournesol et le Soja, afin de réduire la facture d’importationen huiles brutes, a expliqué une source relevant de la DSA de Constantine. La démarche reflète l’importance croissante qu’accordent les services agricoles à cette filière qui se place en tête des orientations des pouvoirs publics et la feuille de route ministérielle 2020-2025. Selon la même source, l’objectif principal de cette initiative est la réduction de la facture d’importation des produits agricoles à travers, nous explique t-on, un accompagnement technique des agriculteurs intéressés par cette filière stratégique. La même source a souligné que la wilaya de Constantine figure parmi les wilayas prioritaires pour le développement des cultures oléagineuses en Algérie. Les informations fournies par nos sources font état du lancement de la culture du Colza en novembre 2020 avec 790 hectares. L’initiative s’est aussitôt développée a été marquée par une extension des superficies cultivées, a- t-on fait savoir. Aujourd’hui, selon nos sources, plus de 73 agriculteurs participent au programme de culture du colza, démontrant une maîtrise croissante des techniques de culture, ce qui a contribué au développement continu de cette filière. En somme l’intérêt particulier accordé à la culture des oléagineux est traduit par l’augmentation constante des superficies de culture qui ont atteint, nous dit-on, quelque 2.000 hectares pour la saison agricole en cours. La plus grande parcelle est réservée à la culture du colza avec 1.884 hectares, soit 94,2 % de la superficie globale, répartis sur 7 unités de production. Quant aux terres destinées à la culture du tournesol et du soja, elles ont encore besoin davantage et d’encouragement pour atteindre des chiffres plus significatifs, a-t-on estimé. Mais cela n’influe en rien sur ces deux cultures qui, de manière relativement timide, intéressent, voire attirent des agriculteurs, que les services de la DSA prennent en charge, en matière d’accompagnement en amont et en aval, a-t-on ajouté. Par ailleurs, on apprend des mêmes sources qu’au titre de cette saison, la DSA de Constantine a programmé, pour la fin du mois de mars en cours, le lancement de la plantation de tournesol et de soja. Au titre de cette opération qui se poursuivra jusqu’en avril prochain, une superficie de 230 hectares a été réservée à la culture du tournesol, alors que 40 hectares ont été destinés au soja. Pour ce qui est des semences, notre source a fait savoir que 3 opérateurs privés et publics ont été désignés pour fournir les semences de tournesol. S’agissant des récoltes, elles sont stockées dans les entrepôts de la Coopérative des Céréales et Légumes Secs (CCLS), qui collabore avec des entreprises privées pour garantir la commercialisation de l’ensemble de la production à des prix étudiés. En somme l’intérêt accordé à la culture des graines oléagineuses destinées à la transformation agroalimentaire n’est pas fortuit. Car, il s’agit de cultures stratégiques, dont le développement assure d’importants avantages qui s’articulent notamment autour de la réduction de la facture d’importation. D’où, convient-il de souligner la valeur ajoutée pour l’économie locale et nationale. Au-delà, il y a aussi les avantages que procure la culture des gaines oléagineuses, notamment le Colza classé comme ressource oléagineuse majeure après le soja et l’huile de palme. Le Colza n’est pas seulement utilisé comme huile de table, mais aussi dans le secteur du cosmétique, celui des médicaments ainsi que le textile, le cuir et la conservation des poissons. D’ailleurs, les professionnels de l’agriculture de la wilaya de Constantine qui sont engagés dans ce programme réalisent désormais que l’intégration de ce type de culture dans leur cycle agricole leur permet d’en tirer profit économiquement. Les résidus d’extraction peuvent servir d’aliments complémentaires riches en protéines pour le bétail et la volaille. De plus, la culture du colza, avec ses racines profondes, contribue à la fertilité naturelle du sol, améliorant ainsi les rendements agricoles globaux.

Sofia Chahine

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