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Avec une croissance de 50% des transactions : Le commerce électronique explose en Algérie

L’Algérie avance à pas sûrs vers la construction d’une économie numérique intégrée, portée par une forte volonté politique de l’État.

L’Algérie enregistre une croissance importante dans le commerce électronique avec un chiffre d’affaires de 1,9 milliard de dollars en 2023 et une progression spectaculaire de 50% des transactions financières électroniques entre 2024 et 2025. Ces résultats témoignent d’une transformation numérique soutenue par une volonté politique affirmée au plus haut niveau de l’État. Wahiba Zaknoune, sous-directrice du commerce électronique au ministère du Commerce intérieur et de la régulation du marché, a confirmé mardi lors d’une intervention à la radio nationale qu’il existe « une forte volonté politique de l’État algérien pour réussir la transformation numérique », comme en témoignent les conclusions des réunions périodiques du Conseil des ministres présidées par le président de la République. Selon la responsable, « l’Algérie avance à pas sûrs vers la construction d’une économie numérique intégrée ». Les premiers indicateurs de cette transformation se manifestent à travers le Salon national du commerce électronique, organisé durant les deux dernières semaines de décembre sous l’égide du ministère du Commerce intérieur et de la régulation du marché dans sa quatrième édition. Cet événement, qui constitue « le plus grand du genre à l’échelle du continent africain », a attiré plus de 140 000 visiteurs avec la participation de plus de 300 exposants. Wahiba Zaknoune a souligné que ce salon « reflète une image claire de la réalité du développement que connaît l’Algérie dans le domaine de l’économie numérique, notamment avec l’engouement croissant des diplômés universitaires pour l’esprit entrepreneurial », parallèlement à l’amélioration du classement de l’Algérie dans les indicateurs internationaux de l’environnement des affaires, particulièrement dans le domaine du commerce électronique. Concernant les performances du secteur, la sous-directrice a révélé que « le volume du commerce électronique en Algérie a atteint environ 1,9 milliard de dollars en 2023, avec un taux de croissance de 0,8% », selon une étude documentée réalisée par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, qui met en évidence le niveau de progrès réalisé dans ce domaine. Elle a précisé que les rapports internationaux reflètent cette reprise, citant le classement publié par la même instance onusienne en 2020, qui a montré que l’Algérie a progressé de 29 places au niveau mondial et occupe la quatrième position en Afrique après Maurice, l’Afrique du Sud et la Tunisie. La responsable a également mis en avant que « les transactions financières électroniques ont enregistré une hausse notable de 50% entre 2024 et 2025, tant en termes de nombre d’opérations que de valeur financière ». Elle a expliqué que ces classements mondiaux reposent essentiellement sur des indicateurs de paiement électronique, de développement des infrastructures et de qualité des services logistiques, où « les biens et services sont désormais livrés dans un pays aussi vaste que l’Algérie en moins de 48 heures, ce qui a contribué à renforcer la position du pays dans les classements internationaux en matière de commerce électronique ». Wahiba Zaknoune a insisté sur le fait que « l’un des indicateurs positifs les plus marquants réside dans l’augmentation du taux d’adhésion des commerçants à l’activité du commerce électronique, qui a dépassé 92% durant la période allant de 2020 à 2024 », dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale d’élargissement de l’activité du commerce électronique, élaborée par le ministère du Commerce intérieur et de la régulation du marché en coordination avec les secteurs ministériels concernés, les organismes publics, les opérateurs économiques et les associations de protection du consommateur. Cette stratégie s’articule autour de plusieurs axes, dont « la mise à jour du cadre juridique régissant le commerce électronique, le développement des infrastructures, ainsi que l’adaptation des programmes de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle en adéquation avec les exigences du marché et la transformation numérique ». Concernant la disponibilité des moyens et des dispositifs de paiement électronique, Wahiba Zaknoune a assuré qu’ils sont disponibles, précisant que le retard dans les opérations de livraison est dû à des raisons techniques liées au fait que « les services du ministère des Finances procèdent à la programmation de ces appareils, à leur connexion au réseau, à la saisie des données, à la vérification de leur conformité aux normes techniques et de sécurité, puis à leur transmission à une entreprise spécialisée qui intègre ces dispositifs dans le système bancaire, ce qui prend du temps avant la livraison et la mise en service en toute fiabilité et sécurité ». À cette occasion, elle a appelé tous les commerçants et opérateurs à s’engager dans cette démarche et à se rapprocher des établissements bancaires pour l’acquisition de terminaux de paiement électronique.

Sabrina Aziouez

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