Protection civile : Un exercice national de simulation d’un séisme d’une grande intensité
Une manœuvre nationale d’envergure, baptisée « SEISMEX 2026 », visant à simuler un fort séisme de magnitude 6,7 sur l’échelle de Richter, a été lancée vendredi soir à Bouira par la Direction générale de la protection civile (DGPC), avec la participation notamment de 44 détachements de renfort aux premières interventions (DRPI) venus de différentes wilayas du pays, a-t-on appris auprès de ce corps constitué. Lancée dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action opérationnel de la DGPC pour l’année 2026, cette manœuvre enregistre la participation de 6003 éléments de tous grades, dont 44 détachements de renfort aux premières interventions (DRPI ), formés d’équipes de commandement, de sauvetage et de déblaiement, de plongée aquatique et subaquatique, ainsi que de groupes de recherche et d’intervention dans les milieux périlleux, d’équipes de plongée, de brigades cynotechniques et de cellules d’intervention en cas de risque nucléaire, radiologique, biologique et chimique (NRBC), a déclaré à l’APS le lieutenant Youcef Abdat, chargé de la communication à la DGPC. Cet exercice national qui se poursuivra jusqu’au 12 février, vise à « évaluer les capacités de mobilisation et de réaction des services de la protection civile en cas de catastrophes et de crises, ainsi que pour tester leurs capacités d’intervention en matière de secours et de sauvetage, avec la simulation d’un séisme violent dans la wilaya de Bouira », a expliqué le lieutenant Abdat. Selon le même officier, le scénario de cet exercice de simulation repose sur l’hypothèse d’un séisme de magnitude 6,7 degrés sur l’échelle de Richter, survenu dans la partie Sud-est de la wilaya de Bouira, avec un épicentre situé à 14 km de la commune d’Oued El Berdi. « Ce séisme affecterait directement les communes d’Oued El Berdi, Bouira, El Asnam et Sour El Ghozlane, entraînant des victimes, des personnes portées disparues, ainsi que de multiples incidents, notamment l’effondrement de bâtiments, l’écroulement de parois de barrage, de graves accidents de la circulation, des affaissements de sol, le déraillement de convois ferroviaires, des explosions, des fuites de matières dangereuses, ainsi que d’autres situations d’urgence simulées », a-t-il précisé. Dans de telles circonstances, il est nécessaire de prendre une série de mesures et de décisions urgentes, en particulier au niveau local, sur la base des reconnaissances de terrain et du nombre d’appels reçus par le centre de coordination opérationnelle. « Cela implique l’activation du plan ORSEC wilaya, à travers la mobilisation de l’ensemble des ressources humaines et matérielles prévues par ce plan, ainsi que la mise en place de postes de commandement opérationnels pour assurer la coordination entre les services de la Protection civile, le poste de commandement fixe et le poste de commandement opérationnel », a estimé le lieutenant Abdat. Pour la première fois, un poste vétérinaire avancé (PVA) sera mis en place pour prendre en charge les incidents et blessures susceptibles de toucher les chiens de recherche lors des opérations. Par ailleurs, des équipes d’évaluation des risques des bâtiments, composées de 70 officiers ayant reçu une formation spécialisée en 2025, ont été constituées pour y participer. Le niveau d’alerte sera ensuite relevé au deuxième niveau à l’échelle locale, avec la mobilisation des détachements de renfort pour les premières interventions. Des mesures nécessaires seront prises pour intégrer des équipes de secours étrangères, si la situation l’exige, notamment par la mise en place d’une zone internationale, a-t-il ajouté, précisant que trois équipes nationales seraient chargées d’installer les dispositifs permettant d’accueillir les équipes internationales et d’assurer leur coordination dès leur arrivée sur le terrain.
Concernant les objectifs, l’officier Abdat a indiqué que cette manœuvre visait à évaluer les délais de réponse des services de la protection civile en cas de catastrophes de grande ampleur, à harmoniser les techniques et méthodes opérationnelles adoptées, ainsi qu’à évaluer l’organisation opérationnelle de la mobilisation de moyens humains et matériels importants. Il s’agit également, selon lui, de mesurer l’efficacité des dispositifs et des procédures opérationnelles mis en place.
APS

