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Le Président Tebboune estime qu’elle pourrait intervenir dès la fin de l’année : Vers une refonte de la politique de soutien social

Le président de la République Abdelmadjid Tebboune a annoncé samedi soir une refonte de la politique de soutien social qui pourrait être mise en œuvre dès la fin de l’année 2026 et le début de 2027, grâce au recours à la numérisation permettant de mieux cibler les bénéficiaires. 

Lors de son entrevue périodique avec les médias nationaux, le chef de l’État a souligné la nécessité d’atteindre une véritable justice sociale tout en réaffirmant l’attachement de l’Algérie à la gratuité de l’enseignement et des soins. Le président de la République a expliqué que la numérisation « permettra, à la fin de l’année en cours et au début de l’année 2027, l’application d’une nouvelle politique de soutien social ». Cette réforme sera élaborée par « une commission nationale composée de partis et de syndicats actifs », a-t-il précisé, soulignant ainsi la volonté d’associer les forces vives de la nation à cette transformation majeure. Le chef de l’État a justifié cette réorientation par la recherche d’une meilleure équité dans la distribution des aides. Il a souligné que l’État tend à aboutir à « une véritable justice sociale », tout en reconnaissant que « les conditions, à ce jour, n’ont pas permis d’atteindre cet équilibre ». Le président Tebboune a évoqué « les disparités constatées entre les différentes catégories de la société », faisant observer qu' »il est inacceptable que le soutien soit accordé de manière égale à tous ».

La numérisation apparaît comme l’outil clé de cette transformation. Selon le président de la République, elle permettra d' »orienter le soutien vers les véritables bénéficiaires », en identifiant avec précision ceux qui en ont réellement besoin. Cette approche vise à optimiser l’utilisation des ressources publiques tout en garantissant que les aides parviennent effectivement aux catégories les plus vulnérables de la population.

Le président de la République a par ailleurs souligné la nécessité de préserver les acquis réalisés par le pays, affirmant que « l’option actuelle consiste à ne pas exercer de pressions sur les citoyens ». Cette déclaration intervient dans un contexte où l’État cherche à maintenir son système généreux de subventions tout en le rationalisant pour le rendre plus efficace et plus juste.

Le chef de l’État a également abordé la question du gaspillage, citant en particulier celui du pain, notamment à l’approche du mois sacré de Ramadhan. Il a fait remarquer qu’il s’agit d’un « gaspillage de sommes colossales », appelant à une prise de conscience citoyenne pour éviter de tels comportements qui affectent négativement l’économie nationale. Cette remarque illustre la volonté du président d’associer responsabilité individuelle et politique publique dans la gestion des ressources du pays.

Sur un plan plus large, le président Tebboune a réaffirmé l’attachement de l’État aux fondamentaux de la politique sociale algérienne. Il a ainsi garanti qu’il « n’y aura aucun recul » concernant la gratuité de l’enseignement et des soins, deux piliers du modèle social algérien depuis l’indépendance. Le chef de l’État a souligné que « les défis que l’Algérie relève aujourd’hui reposent essentiellement sur l’éducation et le renforcement du potentiel scientifique de ses enfants », plaçant ainsi l’investissement dans le capital humain au cœur de la stratégie de développement du pays. Cette annonce marque une étape importante dans la modernisation de l’action sociale de l’État algérien, conjuguant maintien des acquis sociaux et recherche d’une meilleure efficacité dans l’allocation des ressources publiques.

Samir Benisid

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