L’INSFP transformé en centre de formation d’élite : Création d’un pôle d’excellence minier à Tindouf
Dans un l’objectif de doper le secteur minier, qui s’impose désormais comme le nouveau pilier de la souveraineté économique, la ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nacima Arhab, a annoncé dimanche à Tindouf la métamorphose de l’Institut national spécialisé de formation professionnelle (INSFP) Mohamed-Merzougui en Centre d’excellence dédié aux mines. Cette décision s’inscrit dans la création de pôles d’excellence pour les filières prioritaires, afin d’accompagner les mégaprojets miniers comme la mine de fer de Gara Djebilet et la ligne ferroviaire minière, boostant ainsi l’emploi et l’industrialisation dans cette wilaya du Sud, promise à un rôle industriel majeur sous l’impulsion du président de la République Abdelmadjid Tebboune.
Lors de la cérémonie de lancement de la rentrée de la formation professionnelle « Session Février 2026 » qu’elle a présidée, Mme Arhab a contextualisé cette transformation par la dynamique de développement de Tindouf : « Le choix de cette wilaya pour abriter cet événement reflète sa position croissante en tant que pôle industriel prometteur, à la lumière des projets stratégiques décidés par le président de la République ». Avec 288 000 nouveaux inscrits nationaux, cette session oriente les formations vers les priorités économiques, alignées sur le programme présidentiel. « Les offres de formation ont été orientées vers les secteurs prioritaires de l’économie nationale, en cohérence avec le programme du Président de la République, selon une approche pratique répondant aux besoins du marché du travail et accompagnant les choix stratégiques de l’État », a-t-elle précisé. Au cœur de cette stratégie, la formation minière émerge comme fer de lance. Tindouf, avec ses réserves gigantesques de fer à Gara Djebilet, bénéficie d’une cartographie précise des besoins : environ 1 000 postes recensés chez les opérateurs industriels, prioritairement dans les mines et la logistique ferroviaire. « Nous avons élaboré une cartographie des besoins du secteur des mines, notamment concernant la ligne ferroviaire minière et la mine de fer de Gara Djebilet (Tindouf) », a ajouté la ministre. Le secteur industriel affiche une hausse de 53,10% d’inscrits, dans la mécanique, la pharmacie et la pétrochimie, tandis que le numérique explose de 116,85%, formant 20 000 spécialistes en IA, cybersécurité et data. L’agriculture gagne 16,24% et le BTP 31,97%, soutenus par une prospective basée sur les données des opérateurs économiques. Un programme de suivi des compétences, via une plateforme numérique avec l’Agence algérienne de promotion de l’investissement, identifie 250 nouvelles spécialités dans 20 wilayas, prévoyant 10 000 emplois d’ici 2029.
Les infrastructures s’alignent sur cette ambition minière. Trois conventions signées in situ lient la Direction locale de la formation à la Société nationale des travaux publics, l’Entreprise nationale de réalisation des infrastructures ferroviaires et celle des ouvrages ferroviaires. Elles prévoient stages pratiques, recyclage des travailleurs, actualisation des programmes et échanges d’expertises, favorisant l’insertion des apprentis dans les chantiers miniers. La ministre a insisté sur la numérisation : inscription électronique généralisée, plateforme d’apprentissage reliant formations et entreprises.
Amar Malki

