Pétrole : Le baril de Brent à 71,30 dollars
Les cours du pétrole étaient quasiment stables vendredi, en cours d’échanges, après deux séances de fortes hausses, dans un marché attentif aux évolutions de la situation géopolitique internationale. Dans la matinée, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en avril, perdait 0,50% à 71,30 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, dont c’est le dernier jour de cotation pour livraison en mars, cédait 0,56% à 66,06 dollars. Cependant, les cours du pétrole restent proches de leurs plus hauts niveaux depuis six mois.
Les cours étaient en effet hésitants après deux séances de fortes hausses, le marché soupesant encore le risque d’une intervention américaine imminente en Iran, Donald Trump ayant affirmé jeudi se donner « dix » à « quinze jours » pour décider. « Le marché ne croit plus vraiment qu’une attaque américaine contre l’Iran puisse être évitée », affirme Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management, et la question est plutôt de savoir quand. Plusieurs médias américains ont affirmé qu’elle pourrait avoir lieu dès ce week-end, mais les propos jeudi de Donald Trump ont endigué la tendance haussière liée à ces rumeurs. Le risque majeur pour le marché pétrolier reste celui d’un blocage du détroit d’Ormuz, par où transite près de 20% de la production d’or noir mondiale et d’un embrasement régional. En cas d’escalade militaire, le cours du brut pourrait monter bien plus fortement qu’en juin dernier quand le Brent avait dépassé les 80 dollars. L’excédent d’offre qui a pendant longtemps inquiété les experts semble se résorber un peu et une partie du pétrole disponible est sous sanctions occidentales. Les réserves commerciales de pétrole ont connu une baisse marquée et inattendue la semaine dernière aux États-Unis, d’environ 9 millions de barils, la plus forte baisse depuis 2025.
R. E.

